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Tournée européenne 2007, Envoi # 25, juin 29

Envoi # 25, juin 29

                              
                                      Tour du monde 2003-2012 

                                       Équipe Canada –Tandem
                                       (Avec les yeux du Coeur)
  

Vous êtes-vous déjà vraiment sentis unifiés avec le tout universel, la nature qui vous entoure et avez-vous déjà réalisé que vous étiez pleinement ici, maintenant, mordant à pleines dents dans l’existence qui vous est offerte.  On ne veut pas vous tirer la pipe, mais nous, en pédalant c’estce que nous ressentons.

Note 
: Le groupe ¨Avec les yeux du cœur¨, en tournée actuellement en Europe de l’ouest, produit régulièrement des écrits, aussi  appelés nouvelles, sur leur fabuleux voyage à travers 8 pays.  Nous  tenons à remercier Édith Simard et Henry Murphy pour la lecture des textes et leur envoi sur le site internet de la FAM.

29 juin 
: Le décompte est commencé, à la fois pour le nombre de jours qu’il nous reste à vivre en Europe, les villes à visiter et le kilométrage à rouler pour atteindre nos 4 219.5 kms, soit l’équivalent de cent marathons.  
 

Hier, en date du 28 juin 2007, nous avions roulé 3 706 kms.  Il nous restait 513.5 kms à pédaler avant l’atteinte de notre objectif final.  On doit vous dire que quand on tournait en rond, revenait sur un même parcours, déjà pédalé pour retrouver la bonne direction, ce qui a été le cas plus souvent qu’à notre tour, on maintenait le compteur en marche.  Trois odomètres, deux sur le vélo à Richard et un sur le vélo à Hélène, ont servi à mesurer les distances parcourues.
 

A 18h 00 le 29 juin, suite à une longue randonnée de 104 kms dans un environnment vraiment agréable et diversifié, le kilométrage qu’il nous reste est de 409.5 kms. 
 

Nous sommes passés devant le musée olympique, le parc du panathon et nos amis Michel et Richard se sont photographiés en compagnie de sculptures de bronze très dénudées. 
 

Vous savez sans doute que Lausanne est la capitale de l’olympisme et que le musée olympique est au cœur de ces jeux.  C’est un espace d‘émotion.  (Il nous permet de revivre tous les temps forts qui ont marqué les jeux.  Records et dépassement de soi, joie et tristesse, partage et fraternité, ce sont les sentiments humains qui lient les hommes et donnent tout leur relief aux événements. Source : pamphlet olympique).
 

Actuellement ce qui est populaire au musée olympique, c’est le festival du mental.  Il s’agit d’explorer le mental dans la performance et l’acte de création.  Ce musée est aussi appelé le musée à la rencontre du monde.  Les principales thématiques actuelles du musée sont :

  1. Les jeux dans l’antiquité ;
  2. Les jeux olympiques modernes ;
  3. Le mouvement olympique ;
  4. Les symboles olympiques ;
  5. La flamme olympique et le relais ;
  6. Les affiches olympiques.


 Fait vécu en vélo : Richard roulait avec son vélo Caribou et Clermont avec le bicycle d’Hélène.  Celle-ci et Jean avaient une bronchite combinée à une toux déplaisante qui donnait l’impression de vouloir s’arracher les cordes vocales et les expectorer au loin.  

Nous étions partis de Biarritz tôt le matin, en direction de Bordeaux.  La journée entrevue nous semblait très bien remplie.  Long trajet, point de rendez-vous à une heure préétablie avec deux organisations bordelaises, tour en vélo dans la ville, rencontre de dirigeants liés au CIO et au CPO, conférences, point de presse avec des journalistes et on en passe.

Clermont se tenait dans la roue de Richard et la route se faisait dévorer à 37 et même 38 kms heure, paroles de vérité.  Quand 12 à 15 camions lourds passaient en trombe et à la queue leu leu, leur tirant d’air en plus de nous pousser latéralement des deux bords, nous aspirait vers l’avant et là on atteignait des vitesses de 10 à 12 kms plus rapides.

À notre regard rien n’indiquait que nous roulions sur la route de la mort, sauf la vitesse des voitures, et qu’elle nous était interdite ; toutefois un profond soupçon habitait notre esprit.  La nationale s’était transformée en autoroute comme par enchantement.  Des bolides passaient à plus de 140 kms heure et d’autres nous klaxonnaient pour nous souhaiter bon voyage dans l’au-delà.  Ces trois éléments, soit la qualité de la route, les klaxons et la vitesse des autos, nous ont mis, évidemment, la puce à l’oreille.  Il faut dire que, pour notre sécurité, il y avait un large accottement.  Mais comment, face aux déplacements rapides des voitures, se comporter dans les entrées, les sorties et les aires de repos, sauf réagir au mieux.  Vous comprendrez que les vélos sont asynchrones dans cet environnement et que le rythme de passage des uns nuit aux autres et à la sécurité de tous.  Le problème pour nous, c’est qu’il n’y avait pas de sortie en vue.  Tout heureux, après quelques kms additionnels, on a vu, au loin, l’indication d’un poste d’essence à 5 kms.  Là, nous nous sommes lancés en force pour se sortir de ce guêpier mortel.  

Enfin, sorti d’un danger plus grand que prévu, on a cherché une issue pour aller sur des routes secondaires.  Un travailleur au poste d’essence nous expliqua comment s’en sortir.  Il fallait traverser une barricade, ouvrir une clôture, croiser des grosses roches, rouler sur de la terre avant de traverser un pont et se retrouver sur une voie de service. 
 

Çà ne faisait pas 50 mètres que l’on marchait, on ne roulait pas encore, pour trouver la sortie, que deux gendarmes nous klaxonnèrent et vinrent vers nous en voiture tout en nous demandant d’aller vers eux.  Nous fimes demi tour afin de leur parler et là l’un des deux, le plus costaud aux yeux vitreux nous dit avec sa voix grave et pleine de reproches : Vous ne savez pas que les statistiques ont prouvé que la moyenne de vie pour les cyclomanes sur les autoroutes ensoleillées de France est de 10 minutes, avec un écart de plus ou moins 30 secondes pour les plus ou moins chanceux.  Les deux agents nous regardaient comme si on était des bêtes qui avaient accepté leur sort et qui se dirigeaient innocemment vers l’abattoir.  Richard me dit tout bas en souriant, nous sommes des survivants puisque l’on roule sur cette route depuis plus d’une heure ; et moi de répondre, ça nous a permis de faire un bout plus vite.
 

Afin d’être bref, nous coupons court ici à cette histoire pour vous parler des états intérieurs d’un cyclopède qui partage la route avec les gens utilisant d’autres moyens de transport.  Le cycliste, après un effort prolongé de quelques heures, ajouté à quelques jours de randonnées, plonge graduellement dans un état second et tout son être vit une forme d’abandon purificateur à la fois pour son organisme et ses états d’âme.  Il se nettoie de ses émotions qui sont venues graduellement l’alourdir et l’empeser dans son existence.  Ce médicament extraordinaire, pris à dose moyenne, sur les routes et les pistes cyclables, a un effet régulateur et est un équilibrant très puissant à la condition que les effets secondaires ne viennent pas couper court, ‘dret là’, son fil d’existence.  Sans parler d’un accident mortel ou grave avec une voiture, on peut se blesser lors d’une chute, se déshydrater, avoir une insolation majeure, se blesser une articulation, sentir des crampes terribles et douloureuses, des compressions majeures au niveau du siège et des parties sexuelles, vivre des engourdissements prolongés des épaules, des bras et des mains et, pire encore, plonger dans l’euphorie de l’effort qui nous rend invincible et nous fait oublier les détails qui nous entourent.  Nous vous le disons, il faut être fou pour faire du vélo sur les routes d’Europe.  C’est un sport extrême dans un univers à la fois morbide, sordide et qui peut vous faucher à tout moment.  Ah, ah, ce que nous n’avons pas dit, c’est la joie innommable de goûter à son existence par toutes les pores de la peau, et oui goûter à ce nectar de la vie en ébullition, en action, en relation avec sa nature et tout l’environnement sans oublier les états d’âme qui refont surface avec des souvenirs existentiels qui nous font mieux sentir et apprécier la vie.

Le coup de cœur de la journée
 : Une promenade de quelques kms sur les bords du lac Léman.  Tout est aspirant, soit le lac, les montagnes de l’autre côté, les marinas, les petites plages, les aménagements pour piétons, la présence olympique avec ses sculptures, ses écrits et nous en passons.
 

Le lancer du défi
 : Aller marcher deux heures après avoir roulé pendant 9 heures.
 

Nouveauté : Développer un programme de balades thématiques dans les plus belles villes du monde.

Rédigé par l’équipe ¨Avec les Yeux du Cœur¨ 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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