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NOUVELLES

Afrique du Sud, nouvelle no.4


Laissez-vous envelopper, envahir, embaumer, que dis-je, dévorer par l’essentiel de la vie. Que pensez-vous que j’ai en tête ? Tournons, actionnons notre regard vers l’autre.

Résumé : Nous entrons au pays lundi le 18 avril 2011 vers 17H30. Cinq personnes du groupe arriveront de Détroit vers l’aéroport Jean-Lesage, avec le vol Delta 4294. Nous aurons été 27 jours loin de chez nous. En éliminant 2 jours au départ et deux autres au retour, il nous restait 23 jours pour pédaler en vélo et visiter principalement le pays Afrique du Sud. Nous visions parcourir 1 000 km, ou encore mieux l’équivalent de 25 marathons (25 X 42 km 195 m), soit la distance de 1 055 km. Après quelques jours sur place, nous avons tous pensé qu’il était utopique d’atteindre notre cible de 1 000 km. Et pourtant nous avons rempli notre objectif et même dépassé légèrement. Nous avons roulé l’équivalent de 25 marathons. Les derniers jours il nous a été possible de rouler sur les autoroutes avec nos vélos préhistoriques, des bas de gamme, qui ont été construits pour rouler en montagne.Après avoir passé une journée de plus dans le parc de Kruger (Nous aimerions vous rappeler que ce parc nous a permis de découvrir une variété extraordinaire d’une vie sauvage bien conservée avec ses 2 millions d’hectares maintenus à son état naturel), roulé tous les autres jours en vélo, cela nous a permis de visiter les villages autour. Vendredi le 15, nous avons quitté Komatipoort pour retourner à Alberton, près de Johannesburg,  en roulant en auto autour de 500 km.Samedi, nous avons rencontré une journaliste pour plus d’une heure, mangé avec de nouveaux membres  Lions, discuté d’une alliance appelée jumelage, été reçus pour passer une soirée avec des amis dans le cadre d’un BBQ. Les journées du dimanche et du lundi nos deux jours en avion, ne sont pas développés dans ces nouvelles. Nous pourrons en parler de vive voix. Note.

Note :        À surveiller : Les photos seront intégrées au texte à notre retour. Une grande partie des photos reproduites dans nos nouvelles deux, trois et quatre, proviennent de notre ami Jonathan Montgomery.

Michel Charland,

Richard Dufour,

Clermont Simard,

Hélène Chouinard,

Aline Roy,

Maurice Gagné,

 fêtant leurs 25 marathons en vélo avec un petit verre de porto.

Historique de nos activités sur le vélo :

Et oui, nous avons dépassé notre objectif de quelques km, soit 25 marathons ou 1055 km. Nous avons effectué 15 sorties en vélo à une distance moyenne de 70.4 km par sortie. Notre vitesse moyenne a été de 18.2 km/hre. La vitesse maximale sur nos vélos de montagne fut de 64,3 km /hre. La vitesse minimale a été enregistrée lors des départs et des arrêts, hi ha.La distance minimale parcourue dans une journée fut de 9,56 km. La distance maximale fut de 171,39 km.Le temps minimum sur notre vélo durant une journée fut d’une heure 13 minutes et 15 secondes. Le temps maximum sur nos vélos durant une journée fut 8 heures 29 minutes et 11 secondes.L’endroit le plus facile pour rouler et faire un long parcours fut l’autoroute 4, autour de Komatipoort.

Utilisation des autoroutes   :

Nous n’avons pas les statistiques relatives aux accidents sur les autoroutes mais je vous assure que c’est très spécial. Dans le nord est de l’Afrique Sud, endroit où nous avons séjourné, les autoroutes sont construites d’une voie simple avec au milieu une ligne pointillée ou encore une ligne blanche unie et une pointillée d’un bord ou l’autre selon la qualité du champ de vision vers l’avant.  Le début de l’accotement est marqué par une ligne unie orange et tout le monde est à mi-chemin sur l’accotement. Les piétons, par dizaines, marchent et traversent la chaussée à la vitesse de leur capacité pour mille et une raisons, dont celle d’aller monter dans une vanne qui sert de transport en commun. Les policiers se tiennent sur le bord et souvent ils vont, eux aussi, se placer au milieu de la chaussée pour arrêter une voiture qui double ou qui va trop vite. J’étais certain de voir des têtes rouler à quelques reprises.  Vous savez, au sujet des accotements, ils sont absents sur les viaducs, les ponts et bien d’autres endroits.  Pour nous c’est un jeu du chat et de la souris. Des fois, sur une seule voie de chaque côté  roulent 4 voitures de large en même temps et tout le monde se faufile à qui mieux mieux. C’est tout un art dont je suis loin d’en être passé maître. En vélo, il faut vraiment longer le bord du rebord et ce n’est pas toujours évident.

Quelques jours à Komatipoort, visite en vélo du Mozambique et retour au pays : 

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  Mardi le 12 avril, rien de spécial. Nous avons roulé 89 km en direction Malelane et retour. Notre impression était que les voitures disparaissaient vite à l’horizon. Nous avons pris des photos d’un feu de brousse et nous pensions devoir virer de bord. Souvent, sur l’accotement nous devons nous protéger contre des tiges de canne à sucre perdues par les camions routiers.Le pays Mozambique était situé à seulement 2 km de notre hébergement. La frontière porte le nom de Loebombo. La frontière Mananga, qui sépare l’Afrique du Sud du Swaziland est aussi pas très loin, seulement à 65 km. 

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 Mercredi le 13 avril, nous nous sommes levés tôt et départ à 6H03 en visant rouler autour de 160 km. À 8H29, après 49.8 km, nous sommes allés dans un restaurant, service rapide, prendre un excellent petit déjeuner. Par la suite, nous avons poursuivi notre route, arrêté à une zone pour payer avant de poursuivre sur l’autoroute en direction de Nelspruit et de là nous avons roulé pour atteindre plus de 85 km et sommes revenus sur la même route. Michel a arrêté notre compteur à 171 km. Au cours de cette randonnée, toujours notre ami Michel en a vu de toutes les couleurs. Un rayon sur sa roue arrière a sauté et celle-ci allait tout croche, voilait dangereusement et bloquait sur ses freins. Il attacha ce rayon et ajusta la tension sur plusieurs autres rayons afin que sa roue ballotte moins. Michel est en excellente forme, pédale avec puissance et quelques fois il se lève, surtout en montant et son vélo tangue beaucoup. 10 km plus loin, encore notre même ami  Michel fait une crevaison sur sa roue arrière. Une roche pointue a piqué son pneu et a aussi perforé le tube. À l’arrivée à Komatipoort, Michel est allé en ville pour utiliser l’internet et il est revenu à la noirceur à l’Auberge. Le guide est allé à sa rencontre avec l’auto pour des raisons de sécurité. Le soir, nous avons à nouveau mangé au restaurant de l’auberge et par après nous nous sommes rassemblés une fois de plus près d’un feu préparé par Richard. Et là nous avons chanté ensemble auprès du feu qui s’est transformé en de belles braises plus pétillantes que des pépites d’or. Clermont est allé à la limite de la forêt pour quérir des bouts de bois secs.  

·
 Jeudi le 14 avril, Maurice et Michel, ce matin-ci se sont levés à 5H30 pour aller rouler 44 km avant notre départ pour le parc de Kruger. Ce jour est mémorable pour nous. Nous avons, à l’encontre de toute espérance dépassé légèrement notre objectif ultime. Nous sommes fiers d’avoir réussi à rouler l’équivalent de 25 marathons.Nous avons passé une journée de plus à explorer une partie du parc de Kruger afin de poursuivre nos découvertes sur cette faune et flore dans cet environnement exceptionnel. Nous avons quitté le parc à la brunante, légèrement retardés par les pintades  casquées qui bloquaient toute la chaussée.  Nous sommes revenus à l’auberge par la barrière des crocodiles. Saviez-vous que notre hébergement au Komati River Chalets est situé au bord de la rivière Komati. Celle-ci est aménagée et elle fourmille d’une vie sauvage très diversifiée.

·   Vendredi le 15 avril, après tous nos préparatifs, nous avons quitté l’auberge vers 10H00 en direction de Johannesburg avec l’espoir d’arriver avant la noirceur.Dans la vanne, nous occupons à peu près toujours les mêmes places. Hélène, Clermont et Michel au milieu et sur les autres bancs, Aline et Maurice. Richard se retrouve à l’avant, à la gauche de Jonathan.  

·  Samedi le 16 avril, après un copieux déjeuner, travailler plus d’une heure sur les ordinateurs, nous avons eu la visite de notre guide Hannes et d’une journaliste. Après les salutations d’usage et l’information transmise pour que la journaliste prenne des notes, nous avons parlé argent avec le guide et les plans pour la fin de semaine.Partis vers un gros centre d’achat, nous avons fait du lèche vitrine, sorti de l’argent de la banque et manger à souhait tout en rencontrant deux membres Lions, Mme Tharina Dippenaar, présidente du club Lions Weltenvreden et une collègue, Elbé Krause. Nous allons, suite aux discussions de Richard entreprendre les démarches nécessaires pour un autre jumelage avec notre club.Le soir, nous avons eu un excellent Braai en compagnie de nos guides et de quelques membres de leur famille. Ce fut une soirée vraiment très chaleureuse et encore une fois la synchronicité de nos rencontres a permis, à nous tous, de vivre des expériences mémorables. Nous vous raconterons de vie voix nos derniers jours en lien avec notre retour. Nous vous remercions de votre précieuse collaboration en partageant avec nous notre mode de vie actif. En lisant nos nouvelles et en en parlant à vos amis, vous stimulez les gens à se prendre en main afin de les encourager à s’engager davantage dans ce qu’ils vivent au jour le jour. C’est une autre bonne manière pour les gens à adopter un mode de vie actif dans toutes les sphères de leur existence terrestre.    

Anecdotes :  

  1. Michel, sur l’autoroute fut doublé par un train routier plein de tiges de canne à sucre. Une branche dépassait de plus de 15 pieds et elle lui a passé juste par-dessus la tête. Il voyait Maurice devant lui qui subirait le même sort. Chanceux lui aussi, étant plus petit, la branche lui est passé beaucoup plus haut au dessus de la tête.
  2. Nous allons avoir roulé en vélo l’équivalent de 25 marathons et en auto avec Hannes et Jonathan,  autour de 5 000 km.
  3. Mme Chouinard, loin de chez elle, fait des rêves bizarres et très dangereux pour sa santé.  Elle était à une noce et la mariée était dans une grande robe bleue. Nous chantions Petit papa noël et elle s’est prise dans le bas de la robe puis elle est tombée en bas de son lit, pour le vrai. Elle s’est blessé l’œil gauche sur le bord du meuble puis s’est cognée la tête au sol.
  4. Richard trouve qu’en pays étranger il faut tout mettre en œuvre pour profiter de toutes ses nouveautés qui nous sautent aux yeux. Nous le suivons très bien là dedans. Le temps et l’argent nous freinent un peu.
  5. Saviez-vous qu’il ne faut pas dans les safaris toucher ou rouler sur les excréments des animaux sauvages. Demandez aux amis et vous saurez pourquoi.
  6. Les enfants marchent nus pieds et pilent dans les crottes fraichement évacuées pour se réchauffer. Selon les gens d’Afrique du Sud, seulement les enfants du Lesotho portent les crottes de moutons à la bouche et ils font comme une paille avec leur main, puis ils soufflent l’excrément sur quelqu’un.
  7. Nous voyons des feux de brousses vraiment imposants. Ils sont en lien avec  les récoltes de canne à sucre.
  8. Michel, 2 heures après sa randonnée en vélo tombe profondément endormi, peu importe l’endroit. C’est la même chose pour moi.
  9. Hélène mentionne à Michel, qui salue toujours tout le monde lorsqu’il se déplace, non pas avec la pape mobile mais en pattes mobiles.
  10.  La fée clochette est souvent entendue dans la vanne. Notre guide Jonathan demeure constamment en contact avec Johannesburg.
  11.  Maurice, en jouant au scrabble avec Aline, prononçait le lettre q comme un que. Il ne voulait pas dire cul. Un jour en roulant en vélo, il lui a demandé si elle avait le que fatigué, en pensant à son cul.
  12. Mon poisson d’avril fut une surprise pour tous et ils ont tous mordu à l’hameçon. Tous étaient bien déçus de ne pas être avec moi lors de la prise de cette photo... C’est une grande photo affichée au fond du centre d’information de Lesotho!

Énigme du jour : 

·  Le régime de ségrégation raciale, qui débuta en 1948, prit fin en 19 ??

·  Quel  prisonnier politique qui, après 27 ans de détention, devint le chef d’état le plus admiré de la planète ?

·  Pourquoi appelons-nous cette mystique nation, une nation arc-en-ciel ?

·  L’animal qui tue le plus d’hommes en Afrique du Sud est..?

Coups de cœur :  

·  L’accompagnement permanent de nos guides. Leur présence avec leur famille la veille de notre départ

· Le braai (BBQ) organisé par nos amis, samedi soir, près de la piscine et sous un toit. Un braai c’est comme un BBQ chez nous. C’est typiquement Sud Africain et la nourriture est composée d’une salade classique, plus un T-bone, des saucisses appelées boerewors (saucisson du colon), d’une pâte appelé paptert ou encore polente (tarte de maïs) recouverte d’un fromage et d’une sauce légère à base de tomates. Avec quelques consommations, avant, durant, après et un dessert, le tout prend environ 4 heures.
·  Nous vivons en Afrique du Sud et nous roulons comme sur un tapis magique. Tout nous semble facile et les gens sont très chaleureux à notre endroit.

·  Je partage la chambre avec Michel et il est tellement toujours occupé que nous ne voyons pas passer le temps.

·  La soirée mémorable passée en compagnie de Hannes, Jonathan et leurs familles.

·  Les préparatifs du départ, après un long séjour loin des nôtres.

·  La spontanéité, très amicale et chaleureuse,  des gens rencontrés.  

Commentaires sur quelques animaux sauvages : 

Romain Gary a écrit au sujet de la disparition des animaux par la main de l’homme :
Dans un monde entièrement fait pour l’homme, il se pourrait bien qu’il n’y ait pas non plus place pour l’homme : 

o   Le lion est le plus grand de tous les félins et il fut nommé, que dis-je, sacré le souverain des animaux. Son seul prédateur c’est lui-même. Le lion peut dormir jusqu’à 18 heures par jour. Histoire cocasse : Quand madame est disposée, le lion s’accouple 40 fois par jour et toutes les 15 minutes. Chaque accouplement dure 30 secondes sur une période de 5 jours. Le problème c’est que la copulation est douloureuse pour la lionne. Le pénis du mâle est garni de protubérances épineuses  et lorsqu’il se retire, la femelle rugit de douleur. (Page, O. et al. (2011) Afrique du Sud, plus Swaziland et Lesotho. Le guide du routard, Hachette, Italie, p. 509.).

o   Le guépard, que nous avons eu la chance de photographier à quelques reprises, est plus félin et le plus rapide de tous. Il peut, semblerait-il atteindre 112 km/heures.o   Le léopard, ou panthère, mène une vie nocturne. Ce félin, tout tacheté, puissant et massif, grâce à sa robe tachetée se camoufle facilement pour se protéger ou attaquer sa proie.

o   L’éléphant peut peser jusqu’à près de 7 tonnes. Il consomme 200 kilogrammes de fourrage et près de 100 litres d’eau par jour. Il dialogue tout le temps avec ses semblables avec des infrasons se situant entre 14 et 35 Hz, non audibles pour l’homme.

o   Le rhinocéros peut atteindre 5 tonnes. Dites-nous pourquoi nous appelons des rhinocéros blancs et d’autres noirs quand ils sont tous les deux gris ?

o   Ici, le crocodile peut atteindre près de 8 mètres de long. Cet animal est semi-aquatique.

J’ai découvert, par les yeux vifs des autochtones d‘Afrique du Sud, du Lesotho, du Swaziland et de la Mozambique, la grandeur et la spontanéité de leur âme.  Ce sont des vieux peuples toujours très reliés à leur histoire et tradition. Ils ont la fierté et la gaieté des cœurs purs. Ils ont su maintenir et alimenter un savoir être, un savoir faire, disons expérientiels de la vie sur terre par l’entremise de leurs ancêtres.  

Votre contact est Michel Charland : mcharland@shaw.ca 

Rédigé pour l’équipe ¨Avec les Yeux du Cœur¨  

 

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