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NOUVELLES

Afrique du Sud, nouvelle no.3


Ayons la force et le courage de raconter à un ami une joie existentielle, ou encore un mal de l’âme, un cri du cœur, une aventure rocambolesque. L’échange, comme le reflet d’un miroir, vous permettra de revoir, avec un regard nouveau, vos démarches expérientielles mentalisées. Nous sommes des êtres vivants, provenant de l’univers. L’univers aime, que dis-je, adore sa création. Il s’agit de solliciter son aide dans nos démarches de vie personnelle.

Résumé : Nous serons en visite en Afrique du Sud jusqu’au 18 avril 2011. Ce pays est la première puissance économique de ce grand continent appelé Afrique avec 25% de son PIB, 40% de son industrie et 50% du parc automobile. Après un long séjour en Sabie, nous sommes actuellement à Komatipoort dans la province de Mpumalanga où nous pouvons rouler sur les autoroutes et nous rendre facilement au parc Kruger jusqu’au 15 avril. Nos vélos, de prix variables entre mille rands et 2 500 rands, font souvent défaut. Toutefois, notre forme s’améliore et nous roulons davantage sans se faire trop violence.  Nous espérons, pour le moment, atteindre le mille km visé lors de ce périple. Le parc Kruger fut visité à deux reprises, du matin au soir, et nous fûmes tous impressionnés par la féérie des lieux, la diversité des animaux et leur assurance incroyable face aux voitures. Même si plusieurs de ces bêtes feront un copieux repas pour les prédateurs très nombreux sur les lieux, elles semblent davantage apprivoisées et calmes dans leur milieu de vie. Il arrive que des gens imprudents sortent de leur voiture, s’approchent d’un animal et ils en paient le prix de leur vie. Le danger est grand et tout délit doit être rapporté à la barrière. Nos anecdotes et coups de cœur sont toujours plus nombreux. Toutefois, faute d’Internet il nous est plus difficile d’allonger nos nouvelles et vous les faire parvenir dans des délais respectables. Notre vie de vacanciers nomades dans des milieux naturels et bien conservés tire déjà à sa fin.  

Sécurité en voyage, sur les routes en vélo et lors des safaris :   Ici, il y a plus de 20 000 meurtres par an et plus de 30 000 « carjackings ». Qui plus est, cela va en empirant. Ce pays a aussi le record mondial des viols avec plus de un à la minute, sans compter tous ceux non déclarés. Même lors de la location des voitures, et à la lecture de d’autres documents, il est mentionné :

  1. D’obtenir le maximum d’information avant son départ
  2. Faire la révision continuelle de nos cartes
  3. Savoir où aller et comment s’y rendre avant son départ
  4. Si quelqu’un vous agresse, il est fortement recommandé de ne pas résister
  5. Ne jamais faire monter quelqu’un non connu dans votre véhicule
  6. Ne jamais avoir un enfant sans surveillance
  7. Ne pas porter aucun bijou à la vue des gens
  8. Toujours marcher en groupe et jamais la nuit, etc
  9. Aux arrêts de l’auto, surveillez les gens à pied qui se promènent près de votre véhicule
  10. En vélo, surtout sur les autoroutes à 120 km/heure (1 seule voie dans les deux sens) comme limite et sachant que les autos roulent beaucoup plus vite, cela nous dresse les poils sur le corps. Le début de l’accotement est indiqué par une bande jaune. Les voitures s’y déportent pour faire passer les plus rapides. Attention de ne pas vous faire attraper sur l’accotement : Curieusement les autos se collent sur l’extrémité de l’accotement, nous klaxonnent pour nous dire de se tasser,  pourtant, cela est impossible à faire si nous ne voulons pas prendre le décor
  11. Ne jamais sortir de son auto, lors d’un safari, sauf aux endroits permis
  12. Si un animal, comme un rhinocéros veut charger, arrêtez le moteur, gardez le silence pcq il a les oreilles très fines et une vue faible. Si, comme cela nous est arrivé, la mère est en rut et se promène avec son bébé, il faut être d’une extrême prudence pour ne pas se faire attaquer et voir la voiture renversée. S’il fait comme piétiner en ruant légèrement c’est un signe qu’il va peut-être charger. Cela nous est arrivé et la frousse nous habitait

Diverses activités à Sabie, visite du pays Swaziland en vélo et début du séjour à Komatipoort : 
      
Mardi le 5 avril
, journée consacrée à une multitude d’activités. En plus d’avoir complété la deuxième nouvelle, fait le lavage pour tout le monde, visiter les boutiques dans Sabie, discuté divers arrangements pour les routes à prendre en vélo, certains ont réparé leur vélo. Nos amis Aline et Maurice ont roulé 20 km pour aller visiter la chute de la rivière des amoureux (Love Creek Falls). Sabie est un endroit situé dans le flanc d’une montagne. Elle est la capitale du bois. C’est ici que se trouve les plus grandes forêts artificielles du pays.   
      
Mercredi le 6 avril,
nous avons roulé en voiture 40 km avant de monter sur nos vélos et rouler notre meilleure distance à ce jour dans ce pays. Nous avons roulé jusqu’à 16H15 et la voiture nous attendait pour nous faire monter et nous avons refait environ 150 km en voiture, vers notre hôtel. Nous buvions deux fois plus d’eau, en après-midi en comparaison du matin. Nous brûlons au soleil et notre crème solaire ne suffit pas toujours à sa tâche qui est de nous protéger convenablement.   Après avoir pédalé 116 km, passé quelques villages où les gens nous semblent tous dehors en train de vivre leur train train quotidien, arrêter pour manger nos bars tendres et sucrées, une banane, boire de l’eau, nous sommes revenus à Sabie vers 18 heures.
           
Jeudi le 7 avril,
a été une autre journée bien remplie, plus difficile que la veille même si nous avons moins roulé. Nous avons déroulé nos roues sur  64 km, sur des routes disons normales, avec un soleil de plomb, une température supérieure à 30 degrés et un vélo de montagne. Cela déshydrate sa personne. Michel, Maurice et moi, nous nous sommes trompés de chemin et au lieu d’aller vers GrasKop, nous avons continué tout droit et fait 15 à 20 km dans la mauvaise direction. La vanne a passé une partie de l’après-midi à nous chercher sans trop savoir ce qui s’était passé. Maurice m’avait dit qu’il pensait que nous devions tourner vers Graskop et moi de répondre qu’il fallait demeurer sur la voie principale.  
          
Vendredi le 8 avril, a été complètement consacré à la visite du parc de Kruger. Nous sommes arrivés tôt le matin et sortis juste à temps, à 18H00 le soir, moment de sa fermeture. Si nous avions été en retard, il aurait fallu payer une pénalité. Ce fut une journée mémorable sur plusieurs plans, soit :        
 ce site naturel tout à fait enchanteur, le suspense d’apercevoir une multitude d’animaux dont plusieurs semblent préhistoriques à nos yeux.         
 Dès le départ de notre visite, nous avons aperçu un guépard, bête assez rare dans le parc. C’est que normalement il se cache à l’arrivée des gens. Il était en arrêt pour sauter sur une proie.          Vous savez que dans ce parc, il y a plus de 130 000 impalas, tout un régal pour les prédateurs de viande fraiche. Nous avons vu à plusieurs reprises au moins 10 différents animaux que nous trouvons seulement dans des zoos chez-nous ainsi que plusieurs sortes d’oiseaux.  

Un guépard recherchant sa proie dans les broussailles

Permettez-moi, encore une fois, un bref historique et vous mentionner brièvement toute la valeur de ce parc : Tel que dit, dans une autre nouvelle, il provient de deux autres parcs et de plus, il est en lien avec d’autres parcs (Le grand parc Transfrontalier du Limpopo),  provenant de deux pays frontaliers, soit le Zimbabwe et le Mozambique. La création de ces réserves naturelles a comme principaux buts de protéger la faune et la flore et les intérêts des habitants ruraux. Nous pouvons affirmer, sans se tromper, que c’est une exquise réserve naturelle. Nous pouvons compter approximativement, pour en nommer quelques espèces qui nous intéressent le plus, les zèbres de Burchell 32 000, les éléphants au nombre de 12 000, les girafes 9 000, les lions 1 500, les léopards 1 000 et les guépards 200,  dans le seul parc de Kruger.

  Samedi le 9 avril, fut une autre journée très remplie. Nous avons fait nos adieux au propriétaire et au personnel de l’hôtel avant de quitter les lieux à 9H00. Nous avons roulé en direction du Swaziland puis, à 40 km de la frontière, nous sommes montés sur nos vélos pour rouler, traverser la frontière et revenir après avoir fait 10 km dans le pays voisin. Passer des frontières est toujours énervant et, dans ces pays inconnus, ce l’est davantage quand des soldats armés surveillent les allées et venus des gens. Michel fait toujours un peu son clown, prend des photos en demandant la permission même s’il sait que cela est défendu. Après avoir roulé 52 km, nous sommes arrivés aux chalets construits sur un site enchanteur et très bien aménagé. Nous sommes retournés en ville vers 16H15 pour prendre un capuccino ou une bière et un sandwich. Nous demandons à la servante de faire des factures séparées. Elle nous revient avec une seule facture pour les repas et une autre pour les boissons. Nous revenons à l’hôtel, discutons de quelques arrangements sur notre voyage et nous sommes allés manger, cette fois pour le souper, au restaurant de l’hôtel.



 Dimanche le 10 avril, nous avons attendu une heure pour obtenir un petit-déjeuner dans un hôtel huppé et voisin du nôtre. Nous nous sommes fait servir, faute de choix du café instant, des rôties froides, etc. Nous avons dû solliciter à quelques reprises les ustensiles et même la servante pour obtenir, au compte goutte de l’eau chaude, du sucre et j’en passe. Sommes retournés au parc Kruger en entrant par une autre barrière. Nous en sommes ressortis enchantés pour tout ce que nous avons vu et vécu. En oubliant les lions et les léopards, nous avons été complètement satisfaits de la diversité des animaux observés, de leur proximité avec notre voiture et du nombre astronomique d’animaux en groupe. Voir des centaines d’impalas, c’est impressionnant ; toutefois voir des regroupements de girafes, d’éléphants, de buffles l’est tout autant. Nous sommes retournés à la barrière juste à temps pour ne pas payer la pénalité.

 

La journée fut remplie par mille et un événements : Bris de deux vélos. Par exemple. Aline, dès le départ a fait une chute arrêtée, faute d’avoir déclippé et elle a cassé un frein. Maurice a fait une chute en tournant sur des petites pierres. Michel a frappé une clôture basse en regardant ailleurs. Hélène a planté face première avec son lait battu « milkshake » pcq elle n’a pas vu une pièce de bois, placée à 6 pouces du sol, sur deux piquets, et servant de clôture. Elle a réussi à sauver son milkshake en le protégeant avec son bras. Richard est allé se saucer les pieds dans la rivière Komati et, une âme généreuse lui a dit qu’il risquait la venue d’un crocodile qui lui boufferait sa bonne jambe. Par après, il a joué avec deux jeunes chiens et l’un d’eux a profité de son jeu pour le faire saigner en lui mordant au sang le dessus du poignet droit.  

Anecdotes présentées selon nos souvenirs :

  • Michel travaille sur son lit avec son portable. Il accepte un verre d’eau chaude qu’il place au dessus d’un carton et sur son oreiller. Une prise de courant fait défaut, il se lève tout de go et renverse toute son eau chaude sur lui et son lit.
  • Un cycliste d’ici nous suit en vélo, nous dépasse et il salue tout le monde autour pour faire valoir son exploit. Il avait une vieille bécane et sa semelle trainait par terre. Il était fier comme un paon.
  • Nous sommes allés à plus de 5 reprises pour récupérer des copies qui devaient être faites par un centre spécialisé. Rien n’y fit, nous sommes repartis sans les copies.
  • À la fin des montées, Maurice accélère tout le temps. C’est une façon de sauver des secondes et de distancer l’adversaire.
  • Richard, avec ces problèmes de genou, roule un peu moins et pour le groupe c’est un grand avantage. Il s’occupe, avec notre guide, de nous apporter tout ce dont nous avons besoin.
  • Aline, avec sa force herculéenne, a réussi à déboiter complètement un autre vélo.
  • Dans le parc de Kruger, sur la route, un serpent cobra tentait d’avaler une grenouille. Il perd la grenouille, tente de la reprendre et en même temps une voiture arrive. Le serpent se sauve dans le sous-bois. Nous pensons la grenouille sauvée, et non, l’imbécile de chauffeur venant en sens inverse l’a écrasée et cela a fait un vacarme d’enfer. La grenouille s’était gonflée pour empêcher le serpent de l’avaler. La morale de cette histoire : Il faut se fier à sa bonne étoile tout en se méfiant des chauffeurs sud africains.

 Les coups de cœur de ces sept jours :
        Le retour de Malelane en vélo vers Komatipoort, en après-midi, sur une période de 3 heures avec le soleil dans le dos. La lumière du soleil éclairait fortement tout ce qui était devant nous. Le jeu des ombres, le reflet sur les feuilles, la brillance des couleurs nous emportaient dans un monde féérique avec des couleurs qui semblaient magiques.

 ·La santé de tous les participants et l’amélioration de leur condition physique et,  cette joie qui amène facilement le sourire aux lèvres et des échanges positifs entre nous.

 · La croyance de réussir à atteindre nos 1 000 km en vélo.

 · Nous nous réunissons à la belle étoile, et sous une lune éclatante tous les soirs, avec comme cerise sur le gâteau, un joli feu plein de braises. Là, nous parlons des bons moments de nos vies passées.

· La camaraderie de notre guide et ses mille et un talents.

·  Voir Michel, toujours à l’écoute et au service de tous.

 · La qualité de nos gites et de la bouffe.

 Énigme du jour X et XX

 ·   Pourquoi avons-nous engagé un chauffeur, dénommé Jonathan Montgomery, à la fois spécialiste de la faune et de la flore, photographe de haut niveau, policier et guide par surcroit ?

  ·  Est-il vrai de dire que l’Afrique du Sud, tout comme le Canada touche aux deux mêmes océans ? Non. Dites-nous pourquoi ? 

·  Est-ce vrai que si vous avez un permis écrit en anglais, avec photo, vous pouvez vous passer d’un permis international pour conduire en Afrique du Sud ?  

  ·  Saviez-vous qu’il fallait avoir 23 ans révolus, posséder un permis de conduire depuis au moins cinq ans, pour pouvoir louer une voiture ici en Afrique du Sud.

 ·    Il est fortement recommandé de rouler les portes verrouillées et les fenêtres fermées. De plus, il ne faut jamais faire monter des gens sur la route.

  ·  Le taux d’alcoolémie permis, en Afrique du sud, est de 0.08 g. 

 Questions mystères et réponses X et XX :

  ·   Y-a-t’il du bon vin, produit ici en Afrique du Sud ? Et oui. À la fin du XVIIième siècle, 270 huguenots, persécutés après la révocation de l’édit de Nantes, apportèrent avec eux, des plans de vignes. La bonne adaptation des cépages dans la variété du terroir et son ensoleillement permirent lereste. Nous pouvons dire que, grâce à quelques français, nous retrouvons de très bons vins ici. 

 ·    Croyez-vous possible que la rose pourpre aide à détecter des maladies ? Nous apercevons souvent des rosiers plantés au bout des vignes pcq, du fait de leur fragilité, ces roses attrapent les maladies avant les vignes et c’est un signal d’alarme à 100% valable.

·    Est-ce-vrai, que dans chaque maison, au sud de l’Afrique du Sud, nous conservions dans le grenier au moins un cercueil ? Les gens craignaient, faute de bois, d’être pris de court parce que nous manquions de bois à cette époque. C’est à ce moment, vers 1680, que débuta la plantation des chênes.  

 X Page, O. et al. (2011) Afrique du Sud, plus Swaziland et Lesotho. Le guide du routard, Hachette, Italie, pp. 410-411.
 XX Pujo, N. et al. (2007) Afrique du Sud. Guide Voir. Libre Expression, Montréal, pp. 384-385. 


La vie est le produit d’une source d’amour incommensurable. Tout ce qui est demandé positivement, en regard des lois établies dans l’univers, vous sera accordé au moment opportun, et les résultats obtenus, seront meilleurs que toutes vos attentes.


  Votre contact est Michel Charland : mcharland@shaw.ca  

Rédigé pour l’équipe ¨Avec les Yeux du Cœur¨    

Autres sources :
  · Parc National Kruger (2009). Le Parc Kruger. Honeyguide Publications CC, Afrique du Sud.

· Europcar (2010). Travellers’ Companion.  www.europcar.co.za.

· Le Parc National de Kruger (2009) Guide de visiteurs. Jacana Media, Afrique du Sud.  



Autre photo de fantastiques animaux rencontrés au parc Kruger.

 

 

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