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Tournée australienne du 6 octobre au 12 décembre 2009

Envoi # 10 : Du 1 au 6 décembre 2009

Nous avons atteint notre objectif de couvrir en vélo plus de 4219.5 km, soit l’équivalent de 100 marathons sur les routes et les pistes cyclables de l’Australie. Nous en remercions les dieux. Notre départ en vélo fut très lent. Notre détermination, notre courage et l’esprit positif du groupe, avec le support de nos amis, nous ont permis de nous rendre au bout. Encore merci aux dieux, aux êtres intermédiaires et les amis Lions de leur aide, support et surtout de leur confiance en nous.

Comment se fait-il que le lionisme a un impact international ? Comment l’aider à maintenir son niveau d’excellence et son utilité sociale ?

Dans la fleur de l’âge, Melvin Jones, homme d’affaires respecté, entreprit de regrouper des gens, un peu comme dans une chambre de commerce, en sachant l’importance de développer des réseautages pour s’entraider. Le succès aidant, et davantage libres de fortune, ces hommes d’affaires décidèrent d’aller vers des actions communautaires, librement et bénévolement, afin de partager leurs talents et réussites sociales.

La planification et l’organisation d’activités pour les gens les plus démunis de la société environnante furent mises de l’avant. Les levées de fonds servaient totalement, de la première à la dernière cent, tout en y ajoutant les facilités de leur entreprise, leur temps bénévolement et un peu de leur argent, souvent autant que 10 à 20 %, à remplir leur mission sociale. Avec l’arrivée d’Helen Keller, personne engagée tout en étant aveugle, sourde et muette, le mouvement prit une direction plus ciblée et plus internationale, soit tout ce qui est en lien avec le développement, la prévention et les soins liés à la vision. En servant librement et bénévolement dans des actions directes, tout en prenant racine dans les mêmes milieux que ceux qui s’y impliquent, les services entrepris par les clubs Lions remplirent toute la matrice de ce mouvement humanitaire.

Tout en étant reconnue mondialement comme l’une des plus fortes organisations humanitaires, cette organisation a vécu des modifications diverses et actuellement elle se doit de trouver encore d’autres ouvertures pour mieux couvrir sa matrice internationale et aussi mieux se situer par rapport aux besoins des plus démunis de ce nouveau millénaire. Son impact international étant reconnu, elle doit se placer au diapason des besoins actuels, soit : Un regard plus holistique de ses actions, un meilleur regroupement intergénérationnel, des services plus ciblés auprès des personnes vivant avec des incapacités et surtout s’occuper davantage de la population mondiale vieillissante. Notre population est de plus en plus âgée, vit avec certains problèmes d’autonomie fonctionnelle, et pire encore, souvent ces gens âgés n’en finissent plus de souffrir face à des multi handicaps, des changements de milieu de vie et de l’isolement social.

Actuellement, notre groupe, grâce aux multiples démarches effectuées par le Lions Richard, demeure en contact avec plusieurs membres Lions provenant de différents clubs à travers ce grand pays qu’est l’Australie avec ses 1200 clubs. Nous sommes en contact avec le gouverneur Elvio Munzone, membre Lions du club Lugarno et, l’un des responsables du congrès mondial du lionisme international qui aura lieu à Sydney en juillet 2010. Des discussions sont déjà entreprises pour se jumeler avec son club. Notre Lions Richard est délégué par notre groupe pour débuter nos différentes démarches pour l’obtention de cet événement international à Québec d’ici 2024. Le gouverneur Ross Chicoine sera contacté à notre retour au pays pour planifier des discussions en ce sens.

Conférence de Sa Sainteté le Dalai Lama, bouddhiste (Traduction libre) – Our future. Who is responsible?

Le titre de sa conférence était : Qui est responsable de notre futur ?

Nous avons appris, à notre arrivée en Australie, que Sa Sainteté le Dalai Lama, ferait des sorties publiques. Après quelques tentatives infructueuses pour réserver des billets sur Internet, par téléphone, à la réception d’une auberge, nous avons enfin réussi, le jour de sa conférence, à obtenir nos deux places, complètement en haut et dans les tous derniers bancs des 18 000 places. Nous avons assisté à sa conférence, ce jeudi le 3 décembre, à 14H00 p.m.

Sa Sainteté le Dalai Lama vise à nous ouvrir la porte vers la recherche d’un futur meilleur. Si ce n’est pas la porte, du moins il ouvre une fenêtre dans une prospection futuriste potentielle en éveillant nos consciences. Il dit, traduit en mes mots : Permettez-moi de vous sensibiliser et de vous inviter à chercher des alternatives qui vont permettre non seulement d’améliorer votre bien-être mais qu’elles vont aussi contribuer au bien-être de tous.

Sa Sainteté témoigne au nom d’une responsabilité personnelle (individuelle), collective et universelle. Sa conférence présente des éléments d’éveil à une nouvelle conscientisation de nos responsabilités existentielles. Il présente quelques éléments de réflexion et discussions pour mieux démontrer son nouveau paradigme d’une prise en main individuelle et collective de notre statut d’humain sur terre, de nos responsabilités face à notre futur, très rapproché et en lien avec chacun de nous. Il cherche à nous éveiller individuellement face à des responsabilités qui nous incombent en tant que citoyen du monde ayant une vision globale dirigée vers l’action..! De ce point, je n’en suis pas certain puisque je trouve son discours plus idéaliste qu’engageant. Tout ceci doit être en lien avec le monde auquel nous appartenons et que nous partageons avec tous les êtres vivants.

Il se présente à nous comme un simple moine bouddhiste tout en ayant une pensée holistique ou universelle face à la vie et à la création de tout dans le tout. Dans les faits, il est reconnu par son peuple comme étant la réincarnation du chef suprême dont l’âme revient lors d’une nouvelle naissance. Comment sérieusement prétendre être, sur cette terre, un simple moine perdu dans son ascétisme désertique, lorsque la société, par l’intermédiaire d’une organisation reconnue, lui a décerné le prix Nobel de la paix, je crois en 1999 ?

Selon sa religion, nous ne pouvons pas voir la réalité sous une seule dimension. De plus tout est relatif à mille et une choses. L’investigation objective et scientifique en visant un point particulier nous fait souvent perdre la problématique potentielle de l’ensemble du phénomène. Il insista souvent sur la confiance, que dis-je la pleine confiance en soi, sur la compassion du cœur, que nous sommes tous des frères et des sœurs et que nous devons développer une saine attitude envers toutes choses. Il mentionne deux niveaux de compassion, celle qui vient plus naturellement et celle que nous devons développer. Enfin, il mentionne que tout le monde recherche le bonheur et le succès et que cela est dans l’ordre des choses. À la fin il a répondu à plusieurs questions écrites et présélectionnées. La première question visait à savoir quand le Tibet serait à nouveau libre et qu’est ce que la nation australienne peut faire pour aider à faire avancer cette démarche. Sa réponse fut brève : il ne le sait pas et pour mieux comprendre la problématique du Tibet il faut s’y rendre et voir de l’intérieur ce qui s’y passe. À la question de la perte d’un être proche, il mentionne qu’il faut accepter la situation, que chacun a son karma et qu’il est beaucoup mieux, non pas de se lamenter sur son sort, mais de partager de états d’âme positifs avec les disparus.

Pouvons-nous imaginer par notre état d’être, nos connaissances, notre attitude, nos intentions et nos actions existentielles, pouvoir contribuer à un monde meilleur dans un futur, disons rapproché ?

Réflexions plus personnelles sur cette conférence : Notre intelligence humaine, partiellement éveillée aux phénomènes vitaux et universels, accepte facilement, comme vérités qui vont de soi, d’explorer plus à fond les concepts de la relativité des choses, la réincarnation et la causalité en tout ce qui arrive (karma) ; toutefois, nous savons que notre pensée doit se diriger vers un paradigme d’action. Nous voulons être, vraiment être un passager, que dis-je, un travailleur terrien engagé et actif, en partant de ce qui nous sommes nous-mêmes, et en étant des agents de changement pour soi-même et les autres. Entre monter aux barricades d’une façon suicidaire, prêcher tout azimut la paix et aimer celui qui détruit sa nation, tue son peuple et élimine ses enfants, il y a une zone de réflexion dans laquelle nous nous devons d’agir. C’est la même chose pour notre vie personnelle. Nous sommes responsables de ce qui nous arrive sans pour autant connaitre toutes les solutions et fatalement admettre que cela devait arriver et que la roue tourne en ce sens.

Personnellement je lutte pour mon développement personnel, mon indépendance accrue, un haut niveau de confiance en moi, une attitude compatissante pour mes proches, un désir de partage et aussi j’accepte un certain niveau de servitude, disons volontaire, envers mes pairs. Tout doit se dérouler, non pas en collant mes deux mains ensembles avec une courbette de la tête, mais en développant des concepts, créant des actions, disons volontaires, vraiment engagées tout en utilisant et exploitant toutes les facettes de ma personne, soit les aspects mentaux, physiques, sociaux et mystiques.

Je dois encore ajouter qu’à chaque instant je remercie les dieux pour ma vie présente. Je lutte pour l’utiliser librement, d’une façon responsable et selon un certain destin qui m’est inconnu. Je lutte aussi pour améliorer ma vie et celle de mes proches, de la prolonger et non pas la moindre, de la partager activement avec ceux que j’ai la chance de retrouver dans mon giron existentiel actuel. Pour moi les mots « bas monde » signifient simplement un niveau vibratoire plus dense.

À faire ou ne pas faire : À vous de choisir...

  1. Posséder un GPS incomplet, voyager dans Sydney, et chercher sa place sans savoir que les sens uniques non identifiés par le dit GPS, peuvent vous éloigner de votre point recherché de plusieurs kilomètres.

  2. Faire cuire 6 rôties et en manger une seule.

  3. Acheter du beurre d’arachide avec des noix et le placer dans le réfrigérateur.

  4. Regarder Michel couper ses rôties le matin et se demander pourquoi la table bouge autant.

  5. S’interroger sur l’origine des jeunes qui viennent loger dans les auberges.

  6. Faire baisser le son de la musique afin d’avoir une conversation audible dans une salle partagée par tous.

  7. Sourire à des gens qui ont, en plein après-midi, dans les auberges de jeunes, les faces marquées par le matelas.

 

La journée du mardi, 1er décembre

Nous nous sommes levés très tôt pour accompagner Rodrigue dans ses derniers préparatifs avant son départ pour l’aéroport. Un transport, au service des hôtels du coin était disponible pour accompagner les voyageurs à l’aéroport. Nous sommes demeurés près du téléphone pour s’assurer que tout se déroule normalement jusqu’à son départ dans l’avion. Il faut dire que Rodrigue était en attente d’une place et lorsqu’il a appelé, il était le vingt cinquième sur une liste potentielle de 30 noms.

La journée était nuageuse et j’ai roulé quelques km à mon rythme. En après-midi, nous sommes allés en marchant à plus de 4 km de l’auberge, Michel et moi, au magasin de vélo pour savoir si la pièce pour réparer son vélo était arrivée. Par après, nous sommes revenus en allant marcher dans différents parcs. Michel s’est couché quelques minutes, sur un grillage en cordes, et moi j’ai suivi mon chemin. Mal nous en pris, nous nous sommes perdus chacun de notre coté. Michel a pris de l’information et s’est retrouvé à l’auberge vers 18H00 et moi vers 20H00. Les autres étaient inquiets de moi. Vous savez, je suis quelquefois confus et là c’était encore pire ; je n’avais pas mon téléphone ni le numéro des autres. Lors du retour, suite à une marche forcée de plusieurs heures, je me suis enfin retrouvé à l’auberge, au grand soulagement des autres.


La journée du mercredi, 2 décembre

Durant cette journée, nous avons moins roulé et, nous avons pris le temps de visiter l’auberge et l’environnement pour s’assurer de trouver des routes et de prendre des sentiers plus sécuritaires pour terminer notre tour.

Collaroy Beach est un endroit excellent pour le surf. Plusieurs écoles donnent des cours et nous pouvons apercevoir plus de 100 surfeurs en même temps sur ces vagues qui ne finissent plus de revenir sur nous, plus hautes les unes que les autres. Ce jour- là il ventait beaucoup, la mer était haute et les surfeurs s’en donnaient à cœur joie tout en profitant au maximum d’une longue glissade sur leur planche. Nous avons remarqué une jeune surfeuse, grosse comme mon petit doigt, tomber et retomber de toutes les manières sans jamais rien se casser. Nous croyons qu’Hélène pourrait prendre des cours afin de mieux apprendre à tomber sans se casser la margoulette. C’est vrai que lors de son accident, tout s’est déroulé très vite et qu’elle n’avait aucun espace pour se protéger sauf celle de sauver sa vie.


La journée du jeudi, 3 décembre

Ce fut une journée tranquille sur vélo. Nous avons roulé quelques km le matin avant d’aller à Sydney en après-midi. Une fois de plus Richard a eu de la difficulté à trouver l’entrée du Centennial Park. Richard et Michel ont roulé pendant une grande partie de l’après-midi sur la piste du parc qui fait près de 4 km du tour. En même temps Hélène et moi sommes allés au Sydney Entertainment Centre, écouter avec 18 000 autres auditeurs, Sa Sainteté le Dalai Lama. L’ambiance était à la méditation et à la réflexion. Son discours fut d’une durée d’environ deux heures et il parla librement en ayant en tête le thème à développer. Cette personne est âgée et la langue anglaise n’est pas son meilleur atout pour exprimer clairement et profondément sa pensée. Tout est sobre avec cet homme, à la fois le personnage, l’environnement et le contenu de son discours qui se veut explicite, direct et d’une logique de base. Il a terminé en disant qu’il espérait que sa conférence ferait que nous serions, avec le passage du temps, des personnes différentes en ce bas-monde.

La journée du vendredi, 4 décembre

Cette journée pour nous, marqua un virage important. Nous avons enfin rempli notre mandat qui était de couvrir une distance de 100 marathons en vélo sur les routes australiennes.

Dès 9H00 le matin, près d’un terrain de golf et sur le bord de l’océan, un photographe du journal Manly Daily est venu nous photographier pour ajouter une photo dans l’article qui doit paraitre le soir même. Il ventait à écorner les bœufs et même nos vélos, retenus par nos bras, voulaient s’envoler. La coiffure d’Hélène n’était plus une coiffure, c’était davantage des cheveux en panique qui se déplacent à tout vent.

Le maximum en vélo, lors de cette journée, fut de près de 100 km, dépassant la distance requise de quelques km. Revenus, tard en après-midi à l’auberge, nous nous sommes changés pour aller se baigner dans la piscine qui est alimentée par l’eau salée de l’océan Pacifique. Les vagues passent par dessus le rebord et cela fait un effet tout à fait spécial. En 1987, j’y suis allé avec ma famille pour m’y baigner. Comble de malchance, à ce moment là, cette piscine fut fermée pendant un certain temps, suite à une tempête. Nous devions retirer un requin pris à l’intérieur avant d’y retourner se baigner.

Le soir nous avons marché quelques km vers un restaurant italien dont les coûts des repas sont abordables.

En soirée, dans la salle commune, nous avons été surpris par le comportement agressif de deux jeunes jouant aux billards. Finalement la balle blanche est allée casser la grande vitre du patio extérieur.

La journée du samedi, 5 décembre

Le matin, très tôt, Michel ramassa quelques journaux afin de lire l’article écrit sur nous.
L’avant-veille, Michel avait parlé plus de 20 minutes à un journaliste et le lendemain, nous avons eu la visite d’un photographe. L’article est bien écrit, la photo du groupe excellente. Nous aurions aussi aimé que le journaliste parle du groupe, qu’il identifie sa démarche comme celle venant des yeux du cœur et que ce tour est conjointement réalisé avec la FAM et le club Lions CLQAL.

Tôt en après-midi, nous sommes allés, en compagnie de Gae et d’Elvio dans un restaurant géré par les vétérans d’Australie, soit un club de service. La vue était splendide et le repas excellent. Nous avons passé tout l’après-midi ensemble et nous avons discuté de différents sujets reliés aux préoccupations de l’heure.

Hélène, la favorite de ceux qui s’occupent de nous, a reçu une boite de chocolat Ferrero Rocher ; toutefois, nous avons eu la chance d’en manger autant qu’elle sinon plus. Vous savez, notre madame Chouinard, suite à son handicap, temporaire il va s’en dire, vit des jours plus difficiles dans une inaction obligatoire. Je dirais même qu’aux cartes, son potentiel a baissé d’un cran.

Pour une des premières fois de notre voyage, le soir nous avons mangé à l’auberge des sandwiches aux tomates.

La journée du dimanche, 6 décembre

Nous commençons à réaliser que nous avons atteint notre objectif et nous baissons la garde. La transition se fait lentement. Par exemple aujourd’hui, dans l’énervement, nous étions tous éveillés à 6H20 du matin et tout va toujours très vite dans notre tête.

Trois membres du groupe sont partis en ville en bus pour faire la tournée des grands magasins et acheter quelques souvenirs à ramener au pays. De plus nous voulons signifier nos remerciements à un couple de Sydney qui furent nos anges gardiens tout le long de ce voyage. Nous pensons aux Lions Elvio et Gae qui habitent à la périphérie de Sydney.

Personnellement, je suis allé marcher le long du Pacifique et rédigé cette dernière semaine de notre voyage en vélo.

La journée s’est terminée par un souper dans un petit restaurant italien, le lavage de notre linge, le nettoyage de notre chambre familiale et quelques parties de cribbage à deux. Michel, tout en étant rêveur et ayant un esprit vagabond et visiteur, dans son imaginaire toujours fébrile, a su quand même gagner quelques parties tout en oubliant de compter plusieurs de ses points. La présence d’Hélène lui permettait de les récupérer. Il fait tout pour tous et en même temps il oublie tout sauf ce qui est relié au détail qu’il veut éclaircir. Trouvez l’erreur.

Les coups de cœur de ces jours

  1. Assister, en soirée, à une compétition de surf, dans la salle commune d’un YHA. Il faut dire que la plage Collaroy Beach est reconnue pour son surf. Des jeunes hommes très habiles, montaient sur un surf fixé sur un système électrique intégré à l’intérieur d’un système de ballons collés et gonflés pour absorber les chutes. Le jeune s’installait sur la planche, les pieds écartés et latéraux au surf. Il tentait de se maintenir dessus en étant accroupi, les bras allongés et bougeant le moins possible le haut du corps. Çà ressemblait beaucoup à ceux qui montent sur une selle et qui bouge sans arrêt, comme dans un rodéo. Je crois que cette activité est encore plus exigeante que le ski acrobatique dans les bosses. Les jeunes, avec tout leur talent, leur anticipation et réflexes, devaient bouger sans arrêt du bas du corps pour maintenir leur équilibre. Çà ondulait et virevoltait sans arrêt et allant de plus en plus vite. Le meilleur que j’ai vu n’était pas celui que j’aurais pensé. Il était mince, calme, concentré avec une masse et un tonus musculaire sous la normale et le haut du corps ne bougeait pas du tout.

  2. Terminer, tel que planifié et croyant ne pas l’atteindre après un début plus que lent, notre objectif de rouler 4 219.5 km.

  3. Être invités, par un expert, à la prise d’une série de photos pour mieux promouvoir notre activité bénévole.

  4. Le calme olympien de Richard face à la circulation dans le cœur de Sydney.

  5. La chaleur amicale de nos amis Elvio et Gae durant notre long périple dans la partie est de l’Australie.

  6. L’utilisation de la clé de Michel qui nous permet d’aller facilement sur Internet.

  7. Une chambre paisible, loin du bruit, à la Beachhouse de Collaroy Beach.

 

Anecdotes

  1. Après la conférence de Sa Sainteté le Dalai Lama, nous sommes sortis de la salle en passant par derrière et des agents nous ont demandé d’attendre sur place. 5 minutes plus tard le Dalai Lama passait devant nous escorté par ses gardes dans deux voitures. Nous l’avons salué à l’asiatique en collant nos deux mains et en faisant une inclinaison avec la tête et le haut du corps.

  2. Le jour de la conférence du Dali Lama, Richard, ne pouvant pas, par la faute des sens uniques et d’un GPS incompétent, se rendre au Sydney Entertainment Centre, nous a laissés au Convention Centre, situé tout près du Sydney Entertainment Centre. Il était prévu se retrouver au même endroit à 18H00 p.m.

  3. À la fin de l’après-midi, après la conférence du Dalai Lama à Sydney, nous avons appelé Michel lui demandant ce qui se passait. Sa réponse fut qu’il était à 2 minutes de notre endroit. Le temps passa, passa et passa et puis nous avons vu apparaitre Michel à pied qui venait juste de nous appeler par téléphone pour nous localiser. Le retour à pied vers l’auto fut encore plus pénible ; ce fut semblable à un film manqué d’une mission impossible. Après avoir tourné en rond, téléphoné 4 fois, expliqué notre situation par rapport à une grande roue de cirque, plus haute que les tours jumelles effondrées, situé le nord et le sud de la grande roue qui était vue à la fois par Richard qui attendait à l’auto, nous avons enfin vu Richard qui gesticulait à deux pieds de nous dans une voie à sens unique pour nous indiquer le chemin à prendre. Michel a conclu qu’il aurait dû marcher à reculons pour mieux reconnaître son chemin.

  4. Les gens placent des pointes piquantes semblables à des broches à tricoter sur leur casque de vélo afin d’empêcher les magpies de les piquer.

  5. Des avions gérés par le gouvernement, survolent les plages en émettant des sons pour faire peur aux requins et cela fonctionne.

  6. Des gens faisant du surf avec une voile vont dans tous les sens avec un vent soufflant toujours du même côté et je vous assure que le déplacement est rapide.


Engagement personnel et volontaire

Plusieurs grandes civilisations, vivant en harmonie avec leur environnement immédiat et l’énergie de l’univers, sont disparues, anéanties par la force brute de nouveaux peuples émergeants de l’Europe et de l’Asie et prétextant, au nom d’une civilisation montante et, bien armée, l’extermination ou la colonisation des autres. Ces civilisations et ces peuples d’une grande richesse, furent exterminés rapidement et nous retenons de ces faits qu’une grande fatalité semblait être un des facteurs déterminant de leur passivité face aux événements. Nous avons l’impression que ces dirigeants disaient à leur peuple que l’heure n’était pas venue pour continuer à exister et qu’il fallait attendre une bonne conjoncture des planètes pour agir. Nous allons maintenant faire une analogie avec le discours de sa sainteté le Dalai Lama.

Sa sainteté le Dalai Lama présente un discours d’une grande simplicité au niveau de la forme et de son contenu. Il mentionne l’importance de la « Self confidence, ou encore mieux un very high level of self confidence ». Il semblerait que l’amour universel et compatissant envers soi-même et les autres passe par là. Comment pouvez-vous imaginer qu’une personne anéantie par les mauvais sorts de la vie puisse rebondir face à un discours aussi académique, idéaliste, angélique, pacifique, zen et j’en passe. Aimer passivement, prise deux, un peuple qui tue son peuple, ses enfants et détruit une civilisation plus que millénaire, c’est ajouter l’injure aux pires crimes de l’humanité. Cet homme doit exiger une contre offensive active à l’aide de d’autres puissances, conscientes d’un minimum de justice humanitaire et planétaire. Que font les Nations Unies face à ce drame de tous les instants ? La prise 3 sera l’anéantissement des derniers penseurs de ce peuple exterminé.

Nous admettons que nous devons agir selon nos moyens mais que nous devons agir. Nous, le groupe avec les yeux du cœur nous sommes mis la tête sur le bucher pour promouvoir une mode de vie actif dans toutes les sphères de la personne. Plus souvent qu’à notre tour nous avons roulé sur des routes inhospitalières et en se faisant croiser par des maîtres australiens du volant, débridés et en retard, assis confortablement dans des voitures meurtrières en puissance.

Pot pourri pulsé par un imaginaire vagabond (ceci provient de lectures, de conversations et de rêveries involontaires)

  1. J’ai réalisé que, lorsque je me concentre sur le processus et que je n’ai pas l’esprit tourné vers la finalité, le résultat est plus élevé que mes attentes.

  2. Je crois que la vérité silencieuse, atténuée ou en attente est quelquefois un meilleur remède pour tous : À quoi bon livrer la vérité à une critique stérile et destructrice. Nous savons, tout comme les moines bouddhistes, que la relativité est reine, même en ce monde des vivants mortels.

  3. La paix intérieure doit obligatoirement passer par la désactivation du mental et se synchroniser à l’écoute du cœur.

  4. À quoi bon l’adhérence à une secte ou une religion (personnellement on m’a volé mon âme pendant de très nombreuses années) qui retarde et souvent annule l’éveil à notre propre conscience intérieure.

  5. Le bonheur des miens est synonyme de mon propre bonheur.

  6. Celle-ci est plus subtile : La fleur, produit de certains arbres, est révélatrice de bien des choses. Tout en s’éloignant du tronc et ayant souvent une vie très brève, elle joue un rôle capital et bien différent de celui qui fait plaisir à l’œil.

  7. Souvent, mon cerveau, tout en étant essentiel à ma vie, joue un simple rôle de communicateur vers son propre corps et les autres.

  8. La perfection, liée à l’origine ou à la nature profonde des choses, se retrouve achevée, seulement et totalement au moment de son point de départ, soit dans l’absolu. Encore une fois, tout comme l’affirme le bouddhisme, nous sommes d’une nature semblable et de formes différentes.


L’opale : Pierre précieuse

L’origine du terme opale, vient du sanskrit upala qui signifie pierre précieuse.

Pline l’ancien, au sujet de l’opale disait : C’est le feu de l’escarboucle, le pourpre de l’améthyste, le vert éclatant de l’émeraude, etc.

Une opale est un minéral composé de silice hydratée de formule Si-02, nH20 avec des traces de plusieurs autres minéraux. Sa teneur en eau varie normalement entre 3 et 9%. Une opale aux jeux de couleurs est classée précieuse ou noble. L’opalescence d’une opale concerne le phénomène optique observé sur le fond translucide. Le bleu est dû à la diffraction par les structures régulières espacées.

Cette pierre précieuse permet un excellent revenu en Australie. Même les étrangers peuvent obtenir une licence d’exploitation et se transformer en touristes prospecteurs. Des amateurs du monde entier viennent s’essayer dans les mines opalières de Lightning Ridge pour découvrir l’opale noire avec ses traces de rouge, de bleu et de vert.

Ce seul pays fournit 95% de la production mondiale. Depuis 1915, Coober Pedy, petite place de 3 500 habitants, fournit à elle seule 70% de la production mondiale en opale. La recherche de l’opale à mains nues est permise par tout le monde. Notre ami Michel en a déjà trouvé une à un prix dépassant sa bourse.

Petit fait anodin : le mot Coober Pedy vient de l’aborigène et veut dire terrier de l’homme blanc. Toutes les habitations sont aménagées sous terre, même les brasseries, pour mieux se protéger de la température allant de 50 degrés le jour à zéro la nuit.

Nous pouvons facilement trouver des magasins pour acheter des opales hors taxe. Il s’agit de montrer son passeport et les taxes sont déduites sur les produits de luxe.



Votre contact est Michel Charland : mcharland@shaw.ca


Rédigé par l’équipe « Avec les Yeux du Cœur »



Voici un témoignage personnel : Je remercie les dieux et les êtres de lumière de me donner la chance et le courage de plonger allègrement dans mes mondes intérieurs. En chemin nous constatons que notre paix intérieure et notre joie de vivre intensément passent par le bonheur, sinon de tous les autres, du moins de nos proches.

Un ami me disait un jour : Même si tu vois la vie comme un combat joyeux, elle aura un jour ta peau. Et puis après… Cela explique simplement que nous sommes dans une phase du passage chronologique du temps. J’aime la vie terrestre et pour moi, c’est une grâce de l’avoir tout en admettant que c’est aussi un simple état passager parmi tant d’autres, passés et à venir. À quand ce retour conscient vers cet absolu initiateur ?

 

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