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Tournée australienne du 6 octobre au 12 décembre 2009

Envoi # 8 : Du 16 au 24 novembre 2009

Réflexion provenant de la conversation avec une vieille dame, née ne Australie en 1928, et qui est demeurée d’une lucidité impressionnante : Nous sommes, quoi qu’on en pense et qu’on en dise, des marionnettes entre les mains de puissances inconscientes à notre conscience. Notre liberté de mortel vogue à l’intérieur d’un espace de responsabilités programmé par notre route de vie. Toutefois, nous disons bien toutefois, notre rôle est capital pour développer des situations engageantes et qui nous rendent responsable de notre évolution.

Notre casque de vélo doit être plus solide que la carapace de la tortue

Après 3 235 km de vélo en 30 jours sur les routes de l’Australie, notre groupe « Avec les yeux du cœur » en est venu à la conclusion que les cyclopèdes ne sont pas les bienvenues sur les routes de ce pays et que les voies de la circulation, sur un parcours moyen ou long sont toujours pleines de pièges pour les cyclistes.

Dans la tête des chauffeurs, les routes sont là pour permettre au gens de se déplacer rapidement d’un point à un autre et de transporter du matériel divers. Les autres moyens de transport qui ralentissent l’ensemble des routiers doivent se déplacer sur d’autres voies, comme par exemple les pistes cyclables pour les bicycles. Voici quelques faits pour étoffer les raisons de ce consensus :

  1. Jamais, ou à peu près jamais une voiture ne ralentit lorsqu’elle nous croise.

  2. Rarement les gens se tassent, ou changent de voie lorsqu’il y en a deux et, si les voitures sont en double, l’espace pour le cycliste est encore réduit du fait que les voies de circulation sont très étroites.

  3. Souvent les voitures se déplacent en série, quelquefois en double lorsqu’il y a deux voies dans un sens, croissent d’autres séries de voitures en sens inverse et même lorsque l’espace est restreint pour le passage d’un vélo sur une route ou l’on indique attention aux vélos, les chauffeurs ne ralentissent pas, nous collent ou encore pire nous obligent à quitter le chemin.

  4. Ils nous est arrivé de rouler sur une ou près de la ligne blanche parce qu’il n’y avait pas d’accotement et les camions, loin de ralentir, nous klaxonnent en se disant que nous devons nous tasser et encore pire, s’ils nous frappent nous n’avions qu’à ne pas être là, il va s’en dire à un très mauvais moment pour nous et, quoi qu’il en soit, il nous touchera de coté, nous projetant dans le fossé et, pour arroser le tout il ne s’arrêtera même pas. L’excuse ne sera pas de nous avoir blessés suite à une malchance ; mais, au contraire, le chauffeur dira qu’il n’a pas entendu l’accident ou qu’il ne nous a pas vu être frappé.

  5. Tous, à un moment ou l’autre, nous avons été terriblement stressés par le comportement de plusieurs chauffeurs. Le plus stressant c’est quand nous roulons sans accotement et, que nous entendons venir un fardier avec un train routier appelé « Long vehicle », qui klaxonne à la dernière seconde pour nous dire de sortir de la voie, même s’il n’y a aucun issu et que ce dernier, sans ralentir, nous frôle de très près. C’est à ce moment que tout notre mental et notre corps est sous tension, tout en se demandant si le deuxième train routier ne viendra pas nous écraser contre le mur de ciment.

  6. Nous devons continuellement zigzaguer pour éviter les capuchons réfléchissants piqués sur le chemin, jusqu’à trois l’un à coté de l’autre, se tasser des lignes blanches refaites en 2 et même trois copies, surveiller la planche à laver recouvrant la bande blanche pour éveiller les dormeurs, parer les trous et les bosses et tout cela, sans parler de tous les corps étrangers recouvrant l’accotement.

  7. Finalement, l’état de stress mental nous enlève la vigilance et l’attention nécessaire pour bien anticiper et bien réagir, au bon moment, face à ces dangers permanents.

Saviez-vous qu’au Québec, pour être couvert par les assurances, suite à un accident et, lorsque l’accotement n’est pas indiqué comme une piste cyclable, vous devez rouler sur la chaussée, soit du coté de la ligne blanche où les voitures circulent. Dans le cas contraire vous n’êtes pas couvert parce que l’accotement peut présenter des artéfacts qui entraineront un accident.

Cette semaine, l’un de nos membres a vécu une aventure qui aurait pu être beaucoup plus dramatique. En montant sur un pont sans accotement, Hélène a immédiatement été coincée par le passage d’une vanne qui l’a obligée à se tasser au maximum. Malheureusement, sa pédale a touché le rebord du ciment, surélevé près du garde de protection et elle a fait une chute. Cette perte d’équilibre a entrainé quelques grafignes sur la jambe gauche et surtout une fracture du pouce au niveau du premier os, avec déplacement d’environ 30 degrés de la tête du métacarpe.

Avant l’accident, nous avions à notre actif environ 50 km. Là, nous nous sommes déplacés dans deux hôpitaux et les services hospitaliers furent excellents. Le décompte a commencé vers 11H00 A.M. Richard a récupéré Hélène près d’un pont vers 11H00 et rapidement nous avons fait un autre 50 km vers l’hôpital le plus près. Là, nous avons pris un fauteuil roulant et à l’urgence nous avons été soumis aux démarches habituelles. Suite à l’examen d’un médecin, de quelques radiographies et d’un plâtre temporaire, il nous a fallu se rendre dans un autre hôpital à Port Mcquaries afin d’être examiné par un chirurgien orthopédiste. Après discussion entre médecins et Hélène, il a été convenu de replacer la fracture par traction, sans anesthésie, de mettre un plâtre en place et d’aller à nouveau faire quelques radiographies afin de s’assurer de la position de l’os. L’autre alternative était plus invasive, soit une opération avec plaque pour replacer et stabiliser le premier métacarpien afin qu’il se solidifie à nouveau dans sa position naturelle. Le tout a duré environ 7 heures et nous avons trouvé que le corps hospitalier fut très efficace. L’ensemble du processus de soins n’est pas terminé. Elle doit contacter ses assurances, revoir les spécialistes dans une semaine, refaire des radiographies et avant son départ, prévu pour le 11 décembre, elle devra couper son plâtre avant de prendre l’avion afin de s’assurer qu’il n’y aura pas de complication.

Remise en question de la sécurité sur les routes du monde

Une fois de plus nous croyons que les cyclopèdes qui partagent la route avec les autres usagers sont en danger permanent. Il s’est développé une culture de l’usage de la route qui devra être totalement remise en question dans tous les pays du monde. Nous vous avons déjà présenté quelques réflexions sur ce sujet.

Les gens, sur les routes du monde, ont développé l’attitude de ceux qui sont les rois du volant, se comportant comme s’ils étaient toujours en retard et que les autres nuisent à l’efficacité de leur déplacement. Le cycliste est vu, à peu près par tous, comme un danger et une nuisance qui devrait avoir ses propres voies de déplacement. En plus de se sentir incommoder par la vue d’un cycliste, le conducteur d’un véhicule craint toujours d’être retardé par leur présence. C’est davantage dangereux avec les véhicules lourds. Ils roulent normalement, n’aiment pas ralentir en changeant de vitesse et encore moins utiliser les freins puis accélérer à nouveau. Ces chauffeurs savent que l’inertie est couteuse pour eux et c’est pourquoi ils maintiennent une vitesse constante. Nous devons nous tasser pour sauver notre peau.

Définitivement, les conducteurs manquent de civisme envers les cyclistes et quelquefois ont des comportements agressifs à leurs endroits.

La journée du lundi, 16 novembre

Après avoir dormi trois jours à Coolangatta, nous nous sommes dirigés vers Coffs Harbour. Le YHA de Coolangatta pourrait être un endroit paradisiaque ; toutefois tout laisse à désirer soit, sa gestion, sa propreté, l’habillement et le comportement des gens y travaillant, sauf les deux réceptionnistes, très professionnels, une jeune dame et un jeune homme, tous deux très grands et âgés d’environ 25 ans.

Lors de ce déplacement nous avons roulé 87 km avec une grande facilité. C’était plus frais le matin et la route sécuritaire avec un vent qui nous avantageait. Lors de ce parcours la vitesse moyenne en vélo fut de 27 km à l’heure.

La journée du mardi, 17 novembre

La journée avait bien commencé et malheureusement vers 11H00, Hélène roulant en vélo derrière Clermont, en montant sur un pont s’est fait coincer par une vanne. Sa pédale gauche a touché la rampe de ciment et elle a fait une chute qui a entrainé une fracture au pouce gauche.

Michel a quand même roulé 174 km avec un vent de face. Il a su la nouvelle au sujet d’Hélène seulement à l’heure du midi lorsque nous nous sommes arrêtés à Kempsey pour notre lunch. Nous ne savions pas encore le résultat de l’examen médical puisque nous attendions pour la radiographie. De retour à l’urgence, nous avons appris qu’il fallait se déplacer vers un autre hôpital.

Le reste de la journée s’est déroulée dans les hôpitaux et le soir venu, nous nous sommes tous retrouvés à Port Macquarie. Nous pensons que la chance était quand même avec nous. Les hôpitaux visités nous rapprochaient des endroits où nous devions aller et pour nous, nous étions vraiment contents qu’Hélène puisse revenir avec nous avant la fin de la journée.

La journée du mercredi, 18 novembre

Ce fut une longue journée sur la route. Michel a fait au moins 3 crevaisons. La distance entre Port Macquarie et Newcastel fut presque complètement faite en vélo, soit 227 km en vélo et le reste en auto, soit environ 40 km parce que la noirceur arrivait.

Durant la journée, nous avons aussi été chez un dépositaire pour planifier l’utilisation de la clef qui nous permet de travailler à volonté sur Internet. Cette clé nous donne une grande autonomie pour travailler avec tout le groupe et répondre aux besoins de notre voyage.

La journée du jeudi, 19 novembre

Le YHA de Newcastel est l’une des plus jolies constructions visitées. De plus, tout semble géré avec efficacité et doigté. Le soir nous sommes allés dans un petit restaurant tenu par un couple d’italiens depuis 40 ans et ils font eux-mêmes leur crème glacée appelée Gelatino.

Le lendemain, après un généreux petit déjeuner, nous nous sommes dirigés vers Sydney en auto afin d’avoir notre après-midi pour s’occuper de différentes tâches à remplir.

Le Harbour YHA de Sydney est tout nouveau et il est situé tout près de la maison de l’opéra. Nos chambres n’ont pas été disponibles avant 14H00. Cette auberge est en même temps un site historique avec la découverte des anciennes fondations.

La journée du vendredi, 20 novembre

Ce fut une autre journée sans vélo. Nous sommes allés à l’aéroport chercher le Lions Rodrigue qui arrivait par le vol AC 33 de Vancouver. L’avion était à l’heure et ce fut une grande joie de le serrer dans nos bras.

Rodrigue a été impressionné par la conduite à gauche. Il regardait en avant, les yeux fixes et il semblait ne pas comprendre comment jouer à travers le trafic.

Retour vers midi, à notre YHA, dans le quartier appelé The Rocks et situé tout près des deux points touristiques majeurs de l’Australie, soit l’Opera House et le Harbour Bridge. Nous avons une terrasse au dessus de l’immeuble avec une vue imprenable sur le port.

Nous avons passé la journée à nous promener dans le quartier, visiter l’Opera House et regarder arriver et partir les bateaux. Après avoir mangé dans un Pub et mis à jour nos courriels, le soir venu, Rodrigue et Richard sont allés tôt au lit. Les autres membres sont allés dans la salle commune et les uns jouaient au crible et l’autre écrivait les nouvelles.

La journée du samedi, 21 novembre

Nous sommes demeurés autour de Sydney et roulé plus de 103 km. Le Centennial Park est vraiment un endroit extraordinaire. La diversité des lieux et son environnement naturel protégé, en plein milieu d’une ville de 4 millions d’habitants, en fait un site très recherché, En fait c’est presque magique de voir ces trois parcs unifiés en plein centre de Sydney.

Le Centennial Park est dédié depuis toujours aux plaisirs du peuple de la Nouvelle-Galles du Sud. C’est un jardin à l’anglaise avec des pelouses et roseraies. Il possède plusieurs terrains de sport, renferme des fontaines merveilleuses, des palmiers imposants, des marais et j’en passe.

Le soir nous sommes allés chez le Lions Elvio pour une réception en compagnie de d’autres membres Lions. Nous étions plus de 10 et c’était très conviviale. Le repas, servi au cours de la soirée fut plus que trop copieux, façon de le dire ; nous avons abusé de la bonne bouffe sans parler des desserts astronomiques de la fin.

La journée du dimanche, 22 novembre

Ce fut une journée très mouvementée. Levée avant 6H00 afin de se présenter chez Elvio avant 8H00 et se rendre à la compétition de triathlon vers 9H15. Sur place, nous avons rencontré les responsables de l’événement afin de planifier, lors de la remise des prix, une présentation du groupe.

Vers 10H00, le groupe est monté sur l’estrade et après quelques brefs discours à notre sujet, Michel a pris la parole et il a expliqué le pourquoi de ce que faisions en vélo en Australie, soit promouvoir auprès de tous et, principalement les personnes handicapées et celles âgées, une obligation morale de se prendre en main et de rester actif en exploitant toutes les dimensions de notre personne.

C’était un triathlon par groupe d’âge et par sexe. Ce fut une belle fête avec des gens en santé et de tous les âges. Le Lions Elvio a bien mentionné que nous étions tous des membres Lions et que notre organisation internationale visait à intégrer les jeunes au mouvement afin de créer de meilleurs liens intergénérationnels. Le retour à l’auberge s’est fait en vélo, soit 64 km.

Le soir nous sommes allés à l’Opera House et sous la foule rassemblée, sous une température de plus de 40 degrés, nous avons admiré des feux d’artifice qui couvraient tout le ciel de Sydney, comme seuls les australiens savent le faire.

Ce fut la journée la plus chaude depuis notre arrivée en Australie, soit plus de 44 degrés à l’ombre. Hélène, qui ne peut plus rouler suite à sa chute, a trouvé que son plâtre était tellement chaud qu’elle a dû s’asseoir devant un frigo pour le rafraichir.

La journée du lundi, 23 novembre

Après quelques jours mouvementés et 4 nuitées à Sydney, en ce matin pluvieux, nous nous sommes dirigés vers Blue Mountains et plus précisément vers Katoomba. Nous avons roulé 86 km en vélo sur des chemins montagneux. Cela nous a pris deux heures avant de prendre la bonne direction en sortant de Sydney.

Sur la route, en vélo, le temps était à la pluie et le froid, à 965 mètres d’altitude, nous a fait penser à notre Québec de novembre par des journées pluvieuses et froides. La veille nous avions roulé sur une route asphaltée et surchauffée par un soleil de plomb avec une température de 44 degrés à l’ombre. J’ai été le dernier à me présenter à l’auberge, vers 18H00, tout transi de froid. La route était très dangereuse et à plusieurs endroits le brouillard nous empêchait de voir les dangers sur la route. Point n’est besoin de vous dire que les voitures nous enrobaient d’un nuage de pluie et nous n’étions jamais certains s’ils nous voyaient afin de nous laisser l’espace nécessaire à notre sécurité.

La route était en réparation à plusieurs endroits et, sans accotement. L’addition d’un muret de ciment sur le bord de la ligne blanche faisait que nous étions des proies faciles pour les trains routiers qui se refusent de changer leur vitesse de croisière et qui nous klaxonnent royalement quand ils croient que l’espace sera insuffisant pour eux tout en sachant qu’ils ne peuvent pas se tasser de l’autre coté de peur de frapper une voiture venant dans le sens inverse. Il faut vous dire que les voies routières en Australie sont étroites et que, quand deux camions se rencontrent, ils se doivent de jouer serrer afin de ne pas se toucher. Pour nous en vélo, le malheur, c’est qu’ils nous avertissent en klaxonnant et, sans ralentir, ils nous frôlent, tout en souhaitant pour nous que la chance fera que nous ne serons pas touchés. Toutefois, les chauffeurs de camions lourds, en klaxonnant, pensent que le problème n’est plus le leur et que nous avons à nous tasser même quand c’est impossible. Jamais un camion lourd n’a ralenti en notre présence ; à l’occasion il se tasse en nous doublant. Pire : Il arrive souvent que, pour nous intimider, quand il y a un bon accotement et que nous roulons loin de la ligne blanche, ils font exprès en dépassant la ligne blanche, s’approchant de nous pour nous signifier catégoriquement le danger qui nous guette en roulant sur les routes d’Australie.

C’est évident que nous sommes arrivés au YHA tout sales, tout mouillés jusqu’aux os et transis de froid. Katoomba, tout en étant un village grand comme ma main m’a obligé à prendre un autre 40 minutes avant de trouver l’auberge.

La journée du mardi, 24 novembre

C’est aujourd’hui qu’Hélène est retournée à l’hôpital pour prendre d’autres radiographies à son poignet. On lui a dit que tout se déroulait normalement et qu’elle pourrait à nouveau faire du vélo en étant toutefois plus prudente à l’avenir, ha ha.

Les autres membres du groupe ont visité le village, tout en allant marcher en forêt et en faisant du vélo pour promouvoir un mode de vie actif et nous avancer dans notre millage. 52 km furent roulés en vélo, sous le brouillard et dans les montagnes pour explorer les lieux et admirer quelques autres villages autour dont Medlow Bath, Blackheath (1065 m) et Mount Victoria (1043 m).

Il est dit au sujet des trois sœurs de Blue Mountains, qu’il est très facile d’aller les voir et qu’il est impossible de les oublier. Vous savez peut-être que les montagnes bleues portent ce nom dû au fait du dégagement de l’évaporation des huiles provenant des eucalyptus. Cette formation naturelle a pris plus de 350 millions d’années à se former. Dans le temps et, pendant 14 000 ans, les aborigènes en étaient les maîtres de cet endroit et ils furent délogés seulement après plusieurs combats prolongés face aux soldats des armées britanniques.

Ici, à Blue Mountains, c’est l’endroit par excellence pour prendre des marches en forêt à une altitude de 1 000 mètres. Cette région comprend plus d’un million d’hectares protégés par l’héritage mondial. C’est vraiment, ce que nous appelons ici le bushland avec ses centaines de variétés d’oiseaux, de reptiles de différentes espèces, d’amphibiens et mammifères n’existant pas dans les autres régions du globe. Par exemple nous y entendons un cri strident et aigu provenant de l’oiseau-lyre. De plus, la nuit nous avons la chance de voir des opposums, petits rongeurs avec la queue en brosse et très timides que nous voyons qu’à la noirceur grâce à ses yeux éclairés par la lumière. Cet animal reste caché durant le jour et ne sort que la nuit tombée.

Les coups de cœur de ces jours

  • Le plaisir de voir arriver le Lions Rodrigue d’Ottawa à l’aéroport de Sydney. Il va passer 10 jours avec nous. Pour un homme de son poids, il a bonne jambe et il nous a surpris. Il sait comment faire avancer un vélo, surtout quand il est monté sur le Caribou de Richard.

  • La qualité des YHA de New Castel, Sydney et Katoomba. Ce sont des endroits rénovés et adaptés aux besoins des voyageurs comme nous. Le personnel est accueillant et les services en place sont à la hauteur de nos attentes. Nous prenons des suites familiales et la chambre de bain avec toilette est intégrée à l’intérieur de la grande pièce.

  • La vue imprenable, de l’YHA de Sydney, sur l’Opera House et le Harbour Bridge. Nous avions une grande terrasse sur le toit et la vue donnait directement sur ces deux icones les plus visités en Australie. À pied, nous prenions environ 10 minutes pour aller visiter les lieux.

  • La courtoisie du monde médical et la façon rapide dont ils ont apporté les soins dont Hélène avait besoin, suite à sa chute en vélo.

  • La plus grande des trois sœurs, située à près de 1 000 mètres du niveau de la mer. C’est un massif rocailleux qui monte dans le ciel comme un Obélix qui nous rappelle à quel point notre mère la terre sait nous extasier par différentes originalités. Cette trouvaille se trouve à Blue Mountains.

  • La gentillesse et la disponibilité du Lions gouverneur Elvio pour nous venir en aide, nous offrir un repas gastronomique et nous renseigner sur ce grand pays qu’est l’Australie

Anecdotes

  • Sans anesthésie et pendant au moins 5 minutes, l’orthopédiste a fait une traction sur le pouce cassé et déplacé d’Hélène qui n’a pas bronché d’un poil ; toutefois, la douleur lui a donné des rougeurs au visage. Richard avait sorti le mouchoir pour essuyer les larmes qui ne sont pas venues.

  • Les stationnements sont payants jusqu’à 23H00, à un prix modique de $ 4.50 de l’heure. Le stationnement privé trouvé, près de notre auberge, exige un paiement de $ 54.00 par jour. C’est plus que deux nuitées dans une auberge.

  • Le retour à Centennial Park, situé au centre de Sydney, a obligé Richard à prendre deux heures avant d’y pénétrer parce que les différents sens uniques l’obligeaient toujours à se reprendre. Rodrigue a fait une crise de chaleur (vous savez que notre Lions Rodrigue a entreposé quelques kilos de graisse pour passer l’hiver au Québec) et finalement ils ont réussi à y pénétrer en même temps que Michel qui roulait en vélo. Deux heures à tourner en rond dans une boite de tôle à plus de 50 degrés, c’est long pour une personne qui arrivait du froid.

  • À Katoomba, Richard s’est pris un ticket de bus à $ 20.00 pour la journée. Il s’est déplacé autour pour mieux admirer les paysages du coin. Chanceux comme il est, le chauffeur lui a remis une deuxième passe pour le lendemain. Cette passe lui permet d’embarquer et de descendre n’importe où, soit à 29 différentes places. Il a ajouté que, même dans le brouillard, il est possible de profiter des lieux quand nous sommes à Blue Mountains.

  • Michel a reçu un gilet blanc avec un vélo dessiné derrière, sans rien pour l’identifier. Il était content de voir qu’il ressemblait exactement à son vélo. Cela nous a fait penser au petit mouton qui se cachait dans la boîte de St-Exupéry. Sa fête est le 26 novembre, le lendemain de celle de Clermont et, il aura 68 ans, soit un an plus jeune que ce dernier.

  • Nous avons jusqu’à ce jour, un nouveau champion au cribage, notre nouveau visiteur le Lions Rodrigue. Il a délogé Michel. Hélène se ronge les sangs puisqu’elle est, au dire de Richard et selon son histoire de joueuse de cartes, la personne à battre aux cartes. Il faut dire que le cribage exige des qualités humaines dont les hommes sont mieux nanties, un peu à l’exemple de la force musculaire. (Pour le plaisir de ces derniers, cette phrase est laissée gracieusement dans ce texte… La censure.)

Quelques faits insolites, dans le désordre, sur la faune australienne

  • Pourquoi un oiseau en Australie s’appelle l’oiseau à berceau ? C’est parce qu’il construit, pour accueillir ses parades nuptiales, des structures en brindilles qui peuvent avoir jusqu’à deux mètres de long.

  • Le chien dingo, animal pourchassé très longtemps par les australiens, fut introduit par l’homme, sur ces terres, il y a environ 3 500 ans.

  • Un jeune kookaburra, oiseau très joli avec un chant rieur, s’occupe dans le nid de la portée suivante, pendant que les parents s’envolent pour ramener de la nourriture. Il est le meilleur martin-pêcheur du monde.

  • Un moloch épineux, qui ne se nourrit que de fourmis, peut en manger jusqu’à 3 000 dans un seul repas. Nous allons lui exporter nos fourmis charpentières du Québec.

  • Les koalas se nourrissent de feuilles d’eucalyptus qui sont peu énergétiques. C’est pourquoi ils dorment au minimum 20 heures par jour.

  • Saviez-vous qu’il existe des wallabies lièvres.

  • L’émeu est le plus grand oiseau coureur après l’autruche. Il a une petite tête sur un grand corps qui peut atteindre 2 mètres. Il peut courir jusqu’à 50 km à l’heure.

Étude de cas, aussi appelé « Case study »

Un collègue, le Lions Rodrigue d’Ottawa, est avec nous pour une semaine afin de savoir s’il est possible, dans un avenir rapproché, de passer une entente afin de l’aider à redevenir en forme et baisser son poids de 300 livres à 200 livres d’ici le premier août 2011. Nous allons l’encadrer afin de démontrer que notre mission n’est pas impossible, soit celle de redonner la santé aux gens par un mode vie interactif dans les diverses dimensions existentielles de la vie de quelqu’un. En retour, il participera avec nous à nos autres sorties pour terminer notre tour du monde et il fera un don de $ 5 000 à la FAM pour aider celle-ci à promouvoir sa mission et ses orientations vers une plus grande autonomie personnelle.

Rodrigue prendra sa retraite dans un an et demie et il est important pour lui, au moment de sa pré retraite, de penser et de se préparer à sa nouvelle vie comme retraité. Très souvent les jeunes retraités vivent des situations très stressantes lors des premières années de leur retraite et cela influence fortement leur autonomie personnelle, leur qualité de vie ainsi que leur espérance de vie. Il n’est pas rare de voir un jeune retraité nous quitter très tôt après les premières années en dehors du marché du travail.


Votre contact est Michel Charland : mcharland@shaw.ca



Rédigé par l’équipe « Avec les Yeux du Cœur »

Grâce à un mode de vie actif et, au vélo en particulier, vous pourrez vivre avec une autonomie fonctionnelle plus grande et prolongée de quelques années. Cela vous donnera la chance de mieux vous retrouver vous-mêmes avant de retourner vers votre créateur.

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