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Tournée australienne du 6 octobre au 12 décembre 2009

Envoi # 3 : Du 18 au 21 octobre 2009

Il n’est nullement nécessaire de faire partie d’un mouvement religieux ou d’un groupement mystique, ou encore de suivre un gourou pour avancer sur son chemin de vie, désactiver son mental, s’éveiller à une conscience éclairée et écouter les doux murmures symphoniques de son cœur.

Notions anatomo-physiologiques reliées à notre long périple en vélo sur les routes australiennes

  1. En roulant dans une ile désertique, l’air est plus sec et nous nous devons de boire souvent pour maintenir sa gorge humide ; sinon, la bouche devient sèche et c’est difficile d’avaler. Les lendemains du vélo, le fond de la gorge est douloureux.

  2. Se couvrir la tête afin de se protéger à la fois la tête et la face contre les chauds rayons du soleil et des rayons ultraviolets.

  3. Se couvrir les yeux avec des lunettes de qualité qui nous protègent aussi contre l’air sec et les particules de sable.

  4. La bouffe dans un pays étranger varie selon les régions, la culture et la tradition. De plus, quand nous sommes actifs, notre système digestif encaisse plus d’aliments et il secrète davantage d’enzymes et de divers produits qui peuvent rendre les muqueuses digestives plus sensibles. Il peut même arriver que nous soyons obligés de digérer nos propres protéines pour pouvoir fournir l’énergie nécessaire à l’effort demandé.

  5. Si le muscle cardiaque se ressent de la fatigue, prendre volontairement et à l’ombre d’un eucalyptus, quelques instants de repos. Vous savez que la puissance des jambes est un atout majeur pour diminuer les tensions au niveau du muscle cardiaque, pompe indispensable à la circulation du sang. La qualité des jambes est synonyme de santé et de qualité de la vie. L’autonomie dans la vie passe par la vigueur de nos jambes, que d’autres appellent membres inférieurs.

  6. Bien se graisser l’intérieur du cuissard, les plis des cuisses et les aisselles pour ne pas avoir des plaies liées aux frottements répétés.

  7. S’assouplir à la fin de la journée pour replacer notre corps dans sa verticalité.

  8. Les pieds deviennent chauds et il faut les aérer.

  9. Arrêter plus souvent et se mettre quelques moments à l’ombre permet de diminuer les coups de chaleur.

  10. En faisant du vélo en Australie, pays désertique, on observe moins d’inflammation au niveau de nos masses maigres, que dans les autres parties du monde, les muscles et les articulations sont moins douloureux. Toutefois, il faut quand même les mobiliser.

  11. Le danger des crampes est réel. Chacun a sa formule personnelle. Il faut s’hydrater, renouveler ses électrolytes et bouger davantage ses membres inférieurs en insistant sur l’élongation des muscles les plus sollicités.

  12. Face à des coups de chaleur, il faut s’avoir les prévenir, les détecter, faire attention à l’hydratation et surtout bien gérer son appétit, quelques fois plus gloutonne.

  13. Il faut aussi faire attention à la constipation en mangeant les aliments requis et en buvant selon les besoins.

 

La journée du dimanche, 18 octobre

Ce fut une journée sans vélo. À Coffs Habour, nous sommes allés mettre les pieds à l’eau. Le sable fin et doux nous chatouille allègrement le dessous des pieds.

C’est incroyable comme le temps passe vite sans vélo sur la route. Nous avons mille et une choses à faire et sans tambour ni trompette, le temps nous est dérobé à l’aveuglette et, avec la noirceur, le temps d’une autre nuit de repos s’offre à nous et évidemment, nous avons toujours l’impression de bien la mériter.

Nous faisons constamment des relations publiques et les gens semblent captivés par nos folies dans le cadre de notre tour du monde en vélo.

La journée du lundi, 19 octobre

Toujours le lever à 7H00, le déjeuner en ville et le départ sur nos vélos à 8H30.

Michel, notre Speedy Gonzales sur deux roues, s’occupe à peu près de tout et souvent il oublie des éléments de survie. Ce matin, avant son départ, il a oublié de remplir ses deux gourdes d’eau. En riant sur la route, il signale que cela ne le dérange pas du tout puisqu’il a rempli sa bosse de chameau à pleine capacité.

Nous avons traversé différents petits villages et villes, coupés par la Pacific Highway. À un endroit sur le Highway, la limite de vitesse était de 40 km heures parce que nous passions près d’une école. Après avoir quitté Coffs Harbour, nous sommes passés par différents endroits avec des noms exotiques : Sappine Beach, Moonee Beach, Emerald Beach, Woolgoolga, Arrawarra. À Corindi Beach, l’autoroute bifurquait à l’intérieur des terres vers Halfway, Grafton, Ulmarra, Tynedale, Maclean, Harwool. Là, nous avons roulé dans le parc national de Bundjalung avant de passer à Woodburn, Broadwater, Wardell et finalement Ballina.

À plusieurs reprises, nous roulions autour de 12 km heures face à des vents venant en bourrasque à travers la plaine, les courbes de la route et les espaces entre deux montagnes. Même si la fatigue était au rendez-vous, la journée fut profitable en kilométrage en vélo, soit 130 km.

La température était assez chaude, soit autour de 27 degrés et le vent de face, toujours en bourrasque, ralentissait nos ardeurs. À cet effet, l’un de nos amis mentionnait que le vent de face sur une longue distance devient rapidement un « arrache cœur ».

Ici, le YHA est passablement chic, soit 4 étoiles. Il a deux fonctions, soit héberger les jeunes et aussi un hôtel standard appelé « Travellers Lodge ». Le soir, nous sommes allés manger dans un bar, style restaurant casino avec jeux sur les machines, courses de chevaux, etc. Le charme de Michel nous a permis de se faire offrir gratuitement 4 cappuccinos et des desserts gros comme cela au chocolat et aux carottes.

Note : Nous croisons régulièrement des animaux morts sur le bord de la route, soit des oiseaux, des serpents, des iguanes etc. Hélène a vu un iguane sur la ligne blanche qui se payait un joyeux festin en dévorant un autre iguane écrasé sur la chaussée.

La journée du mardi, 20 octobre

Levée à 07H00 et lors du déjeuner, nous discutons de nos envois aux membres Lions pour partager avec eux quelques bons moments durant ce long périple.

Nous réalisons ce matin que nous n’aurons pas suffisamment de temps pour parcourir en vélo notre 4 219,5 km sur la terre australienne. Ce défi semble trop relevé pour des gens vieillissants qui veulent à la fois profiter de quelques charmes de cet immense pays, de son exotisme, de ses contrastes, tout en maintenant un minimum de sécurité en roulant prudemment et en étant bien reposé.

Notre départ en vélo fut retardé par nos divers préparatifs. Après 85 km, nous sommes arrivés à la Gold Coast, plus précisément à Coolangatta. Quelques semaines avant nous, une dame de Carlee, Canada, a écrit une brève note au sujet de Coolangatta : Cody is in our hearts forever.

Un journaliste et un photographe sont venus prendre des photos et nous interviewer. Michel fut le porte parole du groupe et sa prestation était vraiment à la hauteur de attentes de tous.

Ici, à la YHA de Coolangatta, nous demeurerons deux jours afin d’aller profiter de la plus belle plage au monde. Nous sommes situés sur le littoral sud du Queensland. La Gold Coast commence ici. Nous pouvons jouir d’une grande largeur de plage de sable blanc sur une distance de 75 km de long, dont quelques plages sur une distance d’un marathon, soit 42,195 km. De plus, c’est au nord de ce littoral que débute, dans l’océan Pacifique, la grande barrière de corail et ses nombreuses iles.

La journée du mercredi, 21 octobre

Ce fut une journée sans déplacement avec l’auto. Pourtant elle a drôlement commencé. Tard hier au soir, Michel a réalisé que l’Internet ne fonctionnait plus sur le portable. Le gardien de nuit habillé en culotte courte et nu pied, assez âgé et d’origine asiatique, qui se déplaçait avec une canne, avait un air sévère et il parlait avec une voix bourrue. Il a répondu bêtement à Michel, qui revenait sans cesse avec ses questions, d’attendre le lendemain pour trouver des solutions à ses problèmes d’ordinateur. Ce matin, dès son lever, Michel s’est installé sur le téléphone pour appeler outremer pendant plus de trois heures et avec comme seule solution valable de se rendre dans un centre d’ordinateur pour trouver les bonnes solutions à ses problèmes. Nous allons attendre à jeudi pour réparer notre problème à Brisbane.

Les buts de notre journée était de se reposer, laver le linge (vous savez que lors de nos longues randonnées, nous utilisons doublement notre linge avant de le laver ; nous changeons nos bas et le reste avec nos partenaires puis la fois d’après nous lavons tout, ha ha), rouler quelques km pour se rendre à Surfers Paradise (en passant cette partie du littoral est au coeur de la Gold Coast), mettre à jour nos courriels, placer les photos prises sur la clef et écrire à nouveau un résumé de nos derniers jours sur les routes australiennes.

Richard, suivi de Michel, est allé tester son genou passablement amoché par sa carrière militaire et ses diverses longues randonnées, en allant rouler quelques km à son rythme. Vous savez qu’il a déjà un genou bionique et celui qui lui reste est encore plus mal en point que l’autre, avant son opération. Ce partenaire du groupe, avec les yeux du coeur, responsable de la logistique, a déjà à son actif l’équivalent en kilomètres de 50 marathons de suite, en marchant rapidement dans les pas de Phil Latulippe, son ancien confrère vétéran. De plus, il a roulé deux fois le Canada en vélo et, en tant que nageur naturel, il s’est payé la traversée du Lac Saint-Jean lorsqu’il était plus jeune. Il occupa plus de 72 métiers pour 36 misères. Il fut même instructeur de plongée pour les corps policiers.

Finalement, tout en revenant au même endroit, nous avons roulé 103 km aujourd’hui et nous sommes allés saucer nos gros orteils dans le Pacifique. La qualité de la plage à Surfers Paradise est toujours aussi impressionnante. Son sable blanc fait crouch crouch sous nos pieds nus.

Si vous voulez rejoindre notre responsable des communications en Australie, contactez Michel Charland. En appelant du Canada, c’est le 00111428160644. Le site de la Fondation est : www.fam-canada.org

Les coups de cœur de ces jours

  • Deux vieux couples roulant en caravane nous encouragèrent fortement à poursuivre nos aventures tout en nous gratifiant de tous les compliments possibles.

  • La qualité de la bière 4 XXXX : Richard adore cette bière qu’il vient de découvrir.

  • L’accotement sur les routes se dirigeant vers Brisbane.

 

Anecdotes :

  1. Les oiseaux, lorsque nous roulons en campagne, ont tendance à nous suivre et à crier après nous. À plusieurs reprises, ils nous suivent à deux, trois pouces du casque et piaulant sans arrêt, ils nous sommes d’Aller se faire voir ailleurs. À deux reprises Richard et moi, à des moments différents, furent attaqués sur notre casque et nous avons presque perdu l’équilibre.

  2. Merci à nos téléphones cellulaires pour leur efficacité. Après seulement 11 appels entre Clermont et Michel, nous nous sommes enfin retrouvés sur la passerelle de la plage, face à un Mc Donald, à Surfers Paradise.

  3. Hélène et Clermont, dans leur meilleur anglais demandent à trois reprises à une jeune australienne l’endroit piétonnier sur le bord de la plage. Elle nous a répondu à chaque reprise, avec des yeux peinés « I am very sorry, I don’t undestand ».

  4. Nous roulons sur de longues distances et la voiture possède un réservoir d’essence d’une moto. Nous nous devons de nous méfier puisque notre maximum d’autonomie en essence est seulement de 300 km. À deux reprises, la panique s’installe à bord parce que nous roulions le soir, l’aiguille à essence indiquait un vide total et les deux postes d’essence que nous avons croisés étaient fermés pour la nuit.

  5. Nous avons croisé des vieux couples de 60 ans, très sympathiques et qui semblaient notre âge. Ils nous admiraient pour notre façon de voir la vie et ils nous encourageaient dans nos folie.

 

Énigme du jour : Questions mystères

En quelle année eurent lieu les jeux olympiques de Melbourne ?
En quelle année eurent lieu les jeux olympiques de Sydney ?
Que savez-vous du jeu de ballon avec les règlements australiens ?

Votre contact est Michel Charland : michelcharland@shaw.ca

Rédigé par l’équipe « Avec les Yeux du Cœur »

 

 

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