Logo FAM

NOUVELLES

Envoi # 2 : Du 11 au 17 octobre 2009

Nous vivons tous des problématiques existentielles qui sont propres à chacun de nous et que nous nous devons d’approfondir. Éveillons nos consciences dans l’action en se regardant pédaler « avec les yeux du cœur », tout en s’enrichissant au contact de la nature australienne.

Nos amis Lions australiens :

Le responsable de la logistique de cette tournée en Australie, notre compagnon le Lions Richard Dufour a su entreprendre toutes les démarches pertinentes avant et lors de nos premiers jours à Sydney afin de développer un réseautage pour publiciser notre voyage et solliciter à l’occasion des aides appropriées.
1.      Deux membres Lions sont venus à l’aéroport pour nous accueillir et nous aider à nous rendre à notre hôtel.
2.      Vers 17h00, le gouverneur Elvio Munzone est venu nous prendre afin de passer une soirée en compagnie de membres Lions de plusieurs clubs différents de la région.
3.      Elvio a fait plusieurs voyages avec nous au moment de l’achat de notre véhicule, du transport de nos équipements vers le garage, un souper à sa demeure et finalement, il nous a accompagnés en dehors de la ville pour nous diriger vers la route qui nous conduira à la montagne bleue (The Blue Mountains).
4.      John Pizzeys est venu nous chercher à Belmont, nous a accompagnés chez lui et il nous a nourris et hébergés dans un environnement paradisiaque pendant deux jours.
5.      Nous avons été reçus à une autre soirée Lions avec la remise de leur fanion et un souper offert par le club.
6.      Nous avons eu la chance d’avoir un départ officiel de notre tournée, suite à un communiquée de presse des Lions.
7.      Elvio et John demeurent régulièrement en contact avec nous pour s’assurer que tout se déroule dans l’ordre prévu et d’une façon sécuritaire.

Le fondement de nos réflexions philosophiques qui est : Éveiller les consciences pour que chacun de nous serve les plus démunis « Avec les Yeux du Cœur » activement et, dans l’action sur le terrain,s’harmonise très bien avec les membres Lions qui ont coopéré avec nous dans ce long périple en Australie

Achat d’équipement pour favoriser notre logistique du voyage : 

  1.  Nos vélos, transportés par avion, sont vraiment très appréciés. Cela nous permet de mieux rouler, moins se fatiguer et de plus c’est davantage sécuritaire.
  2. Notre voiture usagée va nous revenir à moitié prix de la location d’une voiture neuve. Nous allons rouler au moins 10 000 km et nous croyons qu’elle va tenir le coup.
  3. L’achat d’un support pour 3 vélos fut aussi nécessaire pour nous permettre d’avoir assez d’espace dans l’auto. Nous sommes 4  à voyager ensemble pendant plus de deux mois. Tous les soirs, nous devons enlever nos vélos et les placer barrés dans un endroit sécuritaire.
  4. Le GPS est indispensable. Nous sommes dans un pays inconnu et une heure est vite perdue. De plus, pour notre sécurité, étant donné que nous sommes en vélo, il faut toujours se fier totalement au chauffeur de l’auto qui doit en tout temps et rapidement nous venir en aide, le cas échéant. Ce GPS ne pourra pas servir en dehors de l’Australie et il sera offert à des amis Lions ainsi que nos trois téléphones.
  5. Nos trois téléphones cellulaires nous permettent de demeurer en contact selon nos besoins.
  6. L’utilisation d’un portable pour préparer nos nouvelles permet de transmettre une information afin de mieux sensibiliser les gens aux raisons de notre tour du monde en vélo.
  7. Nos trois appareils photos permettent d’agrémenter nos nouvelles et nous mettre à portée de la main, des souvenirs inoubliables.

La journée du dimanche, 11 octobre : 

L’avant-midi fut consacré à l’étude du fonctionnement des nouveaux cellulaires et du GPS. Souvent ce qui semble facile n’est pas aussi simple que cela laisse entrevoir.
 Nous avons marché près d’une heure pour aller visiter la maison de l’opéra (La Sydney Opera House domine radicalement le port de Sydney), se faire photographier en présence d’un vieux sage aborigène qui était déjà venu à Calgary. Il a demandé à Hélène si elle avait déjà monté un taureau. 
Actuellement, ce sont les « Master Games » à Sydney et plus de 22 000 participants font du tourisme à travers la ville. En général ce sont des gens fortunés, âgés de 25 ans et plus jusqu’à un âge mémorable de 100 ans, qui font du sport pour voyager. Nous avons discuté avec deux joueurs de Basketball de 65 ans et plus qui avaient remporté leurs deux premiers matchs. Ils venaient de la Lettonie et ils semblaient très généreux de leur temps pour nous parler et prendre des photos. 
Le soir, comme tous les autres soirs, nous allons manger vers 20h00 et poursuivons nos conversations sur nos voyages et les faits cocasses qui nous arrivent. Une bonne bouteille de vin en Australie, bue à quatre dans un restaurant, style bar où l’on sert des repas, est d’un prix semblable à un verre de bière à l’aéroport Trudeau. 
Chaque membre du groupe a ses routines, soit mettre en ordre son vélo, prendre mille photos, lire un livre d’action ou les nouvelles de l’heure, aller marcher, explorer les centres d’achat, rechercher des souvenirs à ramener, jouer au cribbage, travailler à l’ordinateur, faire son journal de bord, rêvasser ou encore faire une sieste. Les activités principales de Michel, en plus de travailler sur l’ordinateur, est de parler à tout le monde.

La journée du lundi, 12 octobre : 

Nous avons fait au moins 3 voyages pour nous rendre au garage près de la gare centrale et transporter nos bagages dans la nouvelle Mitsubishi qui devait être fonctionnelle et nous conduire, à volonté, sur les routes de l’Australie.
 Nous avons quitté Sydney vers 17H00 heures, avec notre nouvelle bagnole, en suivant Elvio et en espérant se rendre à sa demeure pour prendre un repas puis aller, le soir même, à Blue Mountains. 
 En chemin, à chaque arrêt aux lumières, la voiture agonisait et nous devions toujours la démarrer à nouveau, changer de vitesse, etc. Nous avons fait deux escales dans des garages pour ajuster le carburateur et se faire dire qu’il faudrait aller faire une mise au point du moteur. Le deuxième garagiste a modifié le carburateur afin de faire tourner la voiture plus vite aux arrêts et nous permettre d’espérer que la voiture tienne le coup.
 
Après le repas, en compagnie de son épouse, Elvio, pendant plus de 40 minutes de route, est venu nous reconduire sur le chemin qui mène à « Blue Mountains ».
Lors de ce trajet, nous avons eu la peur de notre vie. La mort était à notre porte. Voici les faits :
À la noirceur totale, dans une courbe montante à trois voies et vitesse recommandée de 110 km/hre, nous roulions à 100 km/hre dans la voie du centre et la voiture, faiblissant à 70 km, arrêta automatiquement sans aucun préavis. Michel le navigateur trouva rapidement les lumières de signalisation de panne. Les voitures filant autour de nous, klaxonnaient et zigzaguaient tout autour. Enfin, après cinq minutes et un moment plus calme dans la  circulation, Richard me recommande et me guide par l’intérieur de l’auto pour que je recule sur le bord de la chaussé afin de libérer les voies. Nous ne pouvions pas sortir de la voiture et Hélène était calée dans son siège, tout comme les trois autres pour éviter un whiplash. La panique était à bord.
Suite à des téléphones faits par des gens qui nous ont doublés, la police arriva sur les lieux pour faire la circulation assez rapidement. Michel parla aux services d‘urgence et selon la routine, nous en avions pour 90 minutes à attendre.
 
Ce bout-ci, vous allez le trouver assez coloré. La remorque conduite par une dame arrive et nous remorque dans une cour de garage en nous disant qu’un mécanicien de la route viendrait inspecter la voiture d’ici 30 minutes. Entre temps, la police revient nous voir et nous indique que nous pourrions prendre un taxi pour aller à l’hôtel de notre choix. De notre côté, nous ne voulions plus aller plus loin. Au contraire, nous voulions nous rapprocher du garage pour faire la réparation de notre voiture.
Enfin un mécanicien arrive avec tout ce qu’il faut pour émettre un diagnostic sur les problèmes de notre auto. Pour couper court, il indique que normalement, après avoir réparé partiellement et testé la force du moteur en effectuant une tournée, nous devrions être capables de retourner au garage.
 
Le policier, toujours présent, nous a conduits vers trois hôtels sans trouver de chambre disponible. Par la suite, il nous amena au poste de police de sa municipalité et là, deux policières ainsi que lui-même, pendant plus d’une heure, cherchèrent une chambre pour nous sans succès. Finalement nous avons couché au poste de police, au sol dans une salle, sur un matelas d’occasion. 

La journée du mardi, 13 octobre : 

Dès 5h30 du matin, retour vers Sydney et arrivée vers  9h00 au garage afin de faire les réparations nécessaires soit :

  1. Ajuster le carburateur et les liens entre ses parties afin que la « Timing gear » soit bien synchronisée.
  2. Changement des deux essuies vitres qui ne tenaient pas en place.
  3. Changement du système du démarreur pour le contact électrique avec une nouvelle clé. La clé était tellement difficile à faire tourner que nous l’avions brisée.
  4. Charger la batterie qui présentait des signes inquiétants de vieillesse.

Dans la journée, nous avons à nouveau visité Sydney, fait une réservation dans un hôtel Formule 1. Notre chambre se trouvait située au dernier étage avec une vue imprenable sur la mer et la maison de l’opéra. Dans le lobby de l’hôtel, nous avons discuté longuement avec deux athlètes argentins qui venaient de remporter les honneurs dans des compétitions à la rame. 

 
La journée du mercredi, 14 octobre :

 
Après le petit déjeuner, nous sommes retournés au garage et la voiture fut prête seulement vers la fin de l’avant-midi. Cela a pris une heure pour sortir de Sydney et par la suite nous avons pris la direction de Newcastle. Rendus à Swansea, nous sommes allés dans une boutique de vélo pour une nouvelle mise au point en espérant les récupérer le lendemain vers 9H00.Par la suite, nous sommes allés nous faire faire une nouvelle clé pour ouvrir le coffre et les portes afin de remplacer la clef endommagée. Après de multiples efforts pour mieux polir la clef, le vendeur de la quincaillerie est venu la tester et il réalisa qu’elle fonctionnait seulement d’un côté. Le tout nous a été offert gratuitement. 
John et Margareth nous attendaient dans la ville voisine et nous les avons suivis à leur demeure. Le Lions John venait tout juste de se faire implanter une orthèse de genou et c’est Margareth qui conduisait.  

La journée du jeudi, 15 octobre :
 

Levée vers 07H00, déjeuner avec nos hôtes et diverses discussions sur l’Australie. Michel a mangé du Vegemite, spécialité australienne, et tout en trouvant cela amer, il mentionne qu’à petite dose cela pourrait être bon pour ses crampes puisque c’est très salé et à base de céréales.
 
Les vélos étaient prêts, sauf pour les freins d’Hélène, tout à fait sophistiqués, qui demeuraient collés. Direction, autre boutique à vélo. Là, nous avons eu la chance de trouver un spécialiste qui a su bien réparer les freins et nous vendre un support à vélo,  
Nous avons roulé toute la journée le long du lac Macquarie dans Murray’s Beach ; toutefois, il n’y a pas de plage. Tout en le serpentant en vélo, nous avons observé la présence de plusieurs marinas. Les bateaux étaient ancrés dans des marinas ou simplement attachés à un tangon plus ou moins près du bord. Ce fut assez pénible de grimper plusieurs petits cols dont un devait faire 18 à 20 % de pente.
 Le soir, nous sommes revenus à la maison de John, où des dizaines de perroquets, perchés sur un arbre près de la galerie, chantaient à qui mieux mieux des chants de bienvenue. Nous avons pris mille et une photos pour se payer le plaisir d’éveiller en nous, dans le futur,  des milliers de souvenirs.  

La journée du vendredi, 16 octobre :
 

Après avoir passé deux nuitées chez John et Margareth, découvert l’endroit féérique où ils vivent, pris quelques copieux repas, sans oublier les promenades sur leur terrain près du lac Macquarie, nous avons mis au point notre départ officiel.
 Ce départ officiel, pour la visite de la partie est de l’Australie, s’est fait à Swansea à 10H00 A.M., en présence de plusieurs membres Lions et de Robert Coombs, membre du gouvernement. La presse était présente. 
Au milieu du parcours, ce fut le baptême de Richard pour conduire à gauche. Tout juste avant 100 km de vélo, nous nous retrouvons tous dans l’auto pour se rendre à l’YHA de Port Macquarie.  Nous sommes arrivés juste avant la noirceur et cela nous a permis d’admirer les ombres du soir tombant, le long de la campagne, projetées par la lumière bleutée d’un soleil couchant.
Un grand nombre de fermes possèdent un nombreux cheptel broutant ça et là dans les prés.
 

La journée du samedi, 17 octobre :
 

Nous avons roulé de Port Macquarie à Coffs Harbour, soit 144 km. L’accotement sur la Pacific Highway nous permet de rouler en toute sécurité. Le danger est davantage au moment où nous croisons une sortie ou une entrée. Ça va vite à 130 km heures (vitesse permise est de 110 km) et ce n’est pas toujours facile de bien réagir à la présence d’un vélo.
 
La douche prise à l’Auberge de Jeunesse (YHA – Youth Hostelling Association  yha.com.au) à Coffs Harbour fut très appréciée. Cette auberge est située au centre de la ville, possède 96 lits et divers services dont une piscine. Voici un exemple de ce que les auberges offrent aux touristes : « Coffs Harbour is the action capital of the north with diving, rafting, surfing, kayacking, 4WD, Whale watching, horse-riding, parasailing, jet sking, go-karting and rock climbing”. Tout partout en Australie, les gens cherchent des activités de plein-air et la nature est très propice à ces diverses activités. 
En voyage, nous sommes régulièrement dans une chambre à 4, soit deux lits superposés, et c’est sécuritaire pour nous. En utilisant les salles communes, salon et cuisine, nous rencontrons des gens et nous parlons de nos péripéties à travers le monde et encourageons les gens à être actifs et à le demeurer toute leur vie.   

Les coups de cœur de ces jours :  

  1.  La condition des routes avec des accotements très larges.
  2. La qualité de l’eau. Michel boit au moins 4 litres par jour.
  3. La camaraderie entre nous.
  4. La chaleur des rencontres avec les membres Lions disponibles.

 Anecdotes :
 
 

  1. À Taree, notre ami Michel s’est fait refilé un billet de $ 5.00 brisé dans un coin. Sans le savoir, il a voulu payer avec ce billet et le commis l’a refusé. Connaissant Michel, c’est devenu un problème de conscience. Allait-il le refiler sous d’autres billets afin de sauver son $ 5.00. Le groupe l’a encouragé à faire un homme de lui et l’a convaincu que ce $ 5.00 allait continuer à circuler jusqu’à la banque où il sera détruit plus tard sans qu’aucun ne soit pénalisé.
  2. Richard, dès son premier essai, a conduit à gauche comme s’il était à droite. Sa seule erreur fut de déclencher les essuies vitres à la place du bras de signalisation.
  3. Clermont a voulu faire bouillir de l’eau sur un poêle, avec une bouilloire en stainless dont le dessous était en plastique. Mal lui en pris, le feu lui a vite fait comprendre son « horreur ».
  4. Richard, en roulant près d’un sous-bois a été frappé sur son casque par un gros oiseau. Il est presque tombé en bas de son siège.
  5. Dans les YHA, les lumières des toilettes et douches fonctionnent au mouvement. Si vous êtes dans la douche ou sur le bol pour un certain temps et qu’il n’y a personne d’autre, soyez assuré de pouvoir vous déplacer un petit moment en noirceur afin de réenclencher le système de mouvements.
  6. Il y a plusieurs BYO (Apporter son propre vin) et le restaurant demande $ 2.00 par bouteille à ouvrir. Nous, nous nous pensions brillant en achetant des bons vins avec des dessus qui vissent. Nous avons quand même payé le $ 2.00. Cela doit être pour les verres….
  7. La nuit vient vite et tôt le soir. À deux reprises, nous avons roulé à la noirceur pour trouver notre lieu d’hébergement. Ce n’est pas recommandé. Les lumières des voitures nous arrivent de droite au lieu de gauche et nous nous demandons toujours si nous sommes sur la bonne voie.
  8. Notre bon samaritain, Michel en occurrence, a dépanné sur la route une grosse remorque dont un pneu était crevé. Hélène est certaine que le gars ne pourra plus jamais dévisser les notes. Michel a les mains d’un casseur de pierres.
  9. En roulant, il faut regarder dans le miroir du milieu, qui est à gauche au lieu d’à droite et souvent ce que l’on voit, c’est le champ et les animaux à l’occasion, par la fenêtre de la porte. L’habitude de tourner la tête à gauche au lieu d’à droite trouble les esprits vieillissants.
  10. Nous nous couchons toujours entre 22H00 et 23H00 et tous les matins, Michel fait sonner sa montre à 7H00.

 

Énigme du jour : Questions mystères 

1-
      Sur quel billet de banque australien retrouvons-nous encore le visage de la reine Élisabeth d’Angleterre ?
2-      Les pièces de monnaie de $ 2.00 sont-elles les plus petites ?
3-      Retrouvons-nous des pièces d’un cent ?
4-      Est-ce-vrai que l’Australie produit des pièces de 20 cents au lieu de 25 cents ? 
Votre contact est Michel Charland : michelcharland@shaw.ca

  Rédigé par l’équipe ¨Avec les Yeux du Cœur¨                         

 

 

 

< Retour

Copyright © 2006-2014 FAM - Tous droits réservés - Réalisation Xtube Multimédia