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Islande

                                        Tour du monde

Tout cœur d'une québécoise ou d'un québécois errante ou errant a un goût d'aventure et d'exotisme afin de se rapprocher de ses vrais racines qui se perdent dans les cultures et les modes de vie de nos ancêtres lointains. Que ce soit les celtes, les vikings, les gaulois, ou un peuple ou encore une nation plus récente, nous aimons vivre l'errance <d'un canadien errant> afin de se retrouver, comme adulte, avec une identité qui nous est propre. Nous vivons avec une anomalie chromosomique et nous recherchons toujours le Graal.

Introduction :
  

Vous trouverez dans ce quatrième envoi, 4 jours en ligne de notre périple en Islande. Vous comprendrez qu'il est quelquefois impossible de faire autrement. Nous recherchons un voyage le plus économique possible et les endroits où nous sommes hébergés sont souvent rustiques tout en demeurant très dispendieux. Ils sont toutefois, toujours chaleureux et, les gens sont d'une grande hospitalité.


Nous croyons terminer le voyage en ne dépensant pas plus que $ 2 200 dollars canadiens, billet d'avion, départ et retour à Montréal, compris. Qui dit mieux ? Vous savez qu'un petit déjeuner standard peut coûter jusqu'à $ 50.


Là, nous sommes sur le chemin du retour et les trois dernières visites que nous aimerions faire ou voir sont : 1- Se baigner dans des sources d'eau chaude, par exemple le "Blue Lagoon" ; 2- Une petite visite, au nord de l'Islande, dans un parc national ; 3- Voir si c'est vrai que le soleil ne dépasse pas le tiers de l'horizon à midi et s'il tourne de gauche à droite. On n'est pas certain par quoi l'Islande est éclairée et réchauffée. L'eau dans les toilettes tourne de droite à gauche.


Vendredi, le 12 septembre 2008 : 


De Hella à Skògar, nous avons roulé environ 75 kms. La nationale 1 longeait le bord de l'eau et à gauche tout ressemblait à une autre terre pour nous. La route était très rugueuse, plus étroite et sans accotement. Merci à nos vélos Trek parce que les petits pneus auraient plus que souffert, ils auraient explosé lors d'une crevaison.

Une fois de plus, nous avons roulé sous la pluie froide avec des orages en prime et un vent de face ou encore oblique qui remplissait notre oreille gauche comme dans un entonnoir adapté à la pluie.


Nous avons couché, en dehors de la ville, dans une ferme appelée Drangshlid. Cette ferme, à ce moment de l'année était fermée aux touristes ; toutefois Richard notre négociateur a réussi à convaincre la propriétaire de nous héberger une nuit au montant de 5 600 couronnes par personne.


Dans l'après-midi nous avons mangé et visité le musée le plus achalandé de l'ile.
Le petit village de 30 habitants présente plusieurs points touristiques dont une chute semblable à la chute Montmorency. La Skògafoss a 60 mètres de haut et est alimentée par le glacier Myrdalsjökull de 595 kilomètres carrés que nous allons visiter le lendemain.. Cette chute est la mieux connue et aussi la plus visitée de l'ile. Dans 2 jours nous irons marcher sur le plus grand glacier de l'ile, de la grandeur de la Corse. La Vatnajokull a aussi plusieurs bras qui s'avancent dans les champs.

Samedi, le 13 septembre 2008 :


Ce matin comme d'habitude, c'était pluvieux et, nous avons quitté la ferme après avoir joué une partie de cartes. Vers 10H30, nous nous sommes dirigés avec nos vélos sur un chemin de terre et profité d'un bras du glacier. Nous avons bifurqué vers la gauche et avons roulé, marché, pris des photos et risqué quelques chutes en descendant en vélo sur de la lave.


Nous avons contourné le pic dénommé Dyrholaeyjarferoir, qui s'élève à 400 pieds sur le bord de la mer et où les macareux nichent pour y séjourner avec les petits.


Avant d'arriver à Vik, nous avons fait face au vent, à la pluie et à la grêle. La montée de 12% sur plus de 3 kms fut pénible. On ne voyait plus rien avec nos lunettes.
Nous avons couché dans une auberge de jeunesse très bien tenue et dont le prix était abordable. Nous y resterons deux nuits.

Quoi de meilleur qu'une bonne douche chaude après un effort soutenu sous la pluie froide.


Dimanche, le 14 septembre 2008 :


La journée fut consacrée à des visites autour de Vik, autre petite localité très achalandée par les touristes. Nous sommes sur le versant sud de l'ile à environ 200 kms de Reykjavik. Vik est  l'endroit le plus pluvieux de l'ile et nous y avons gouté. En même temps Vik est magique et magnifique. C'est beaucoup mieux qu'une carte portale. Cela semble virtuel et pourtant c'est vrai. 


Voir Vik la fabuleuse et se croire au paradis, tel est le slogan de notre groupe. Le silence en dehors des mélodies d'Éole, le bruit des vagues dans l'océan nous emporte sur des ondulations bienfaisantes à nos états d'âme. Les montagnes, sur trois versants, débordent de macareux. Ici, la marche en montagne est très populaire. Pour les plus frileux, disons les gens de la ville, on retrouve un golf tout près.


Lundi, le 15 septembre 2008 : 


Journée tout à fait classique. Nous avons roulé environ 85 kms sur le plat. Le vent était variable. Au début, de face, puis de côté et à la fin du parcours de dos.
Le matin, avant de se lancer sur la nationale 1, nous sommes allés voir les macareux puis un rocher vraiment semblable à celui de Percé. Encore une fois, paysage à couper le souffle.

Faits vécus
 :  

1. Dans un stationnement à Hella, un monsieur distingué à l'allure celte, interpelle Clermont au sujet de notre périple et notre logo Lions International. Clermont lui remet une épinglette et ce dernier s'identifie et lui remet son épinglette accrochée à son veston. C'était la géographie de l'ile. Cet homme, dont le nom était Magnusson, était le directeur du musée de Skògar.


2. Notre ami Richard a vu le devant de son vélo se faire enfoncer dans le sable noir sous le fond  d'un petit torrent. 3 personnes, dont deux touristes de Paris, Bruno et Christine, sont venues l'aider tout en se protégeant eux-mêmes contre cette succion plus que dangereuse. Un cheval et un islandais ont déjà disparu de cette manière.


3. Ce matin, le soleil s'est pointé le nez et Michel, très optimiste, a mis de la crème solaire malgré ses 3 gilets et son manteau de pluie.


4. Nous ne voyons notre ombre que quelques instants furtifs par jour. Cependant, Michel l'a enfin vue ce soir, alors que la lune est à son plein et le ciel sans nuages.


Les coups de cœur ;


1. Le peuple islandais semble austère à prime abord ; toutefois il est très chaleureux avec les visiteurs. Vous savez que nous sommes sur une terre de feu et de glace. Les pneus de nos vélos chauffent et nous encore plus.


2. Vik possède une petite église juchée  tout au haut d'une falaise et le soir, grâce à un éclairage adapté, elle ressemble à une cathédrale lumineuse.


3. Nous avons eu une discussion animée avec un russe qui vit aux USA et un autre gars très costaud, venant de Trinidad. Selon eux, pour faire ce que nous faisons, il est nécessaire d'avoir du temps, une bonne condition physique et  de la dévotion à une cause. 


Normale et surprenant pour l'Islande :


L'air est exceptionnel. En même temps, nous sommes surpris de voir que les fenêtres sont toujours ouvertes, sans moustiquaire, et que les maisons soient chaudes et sèches avec des températures extérieures humides et froides. Même le jour au meilleur moment de la journée, la température ne dépasse pas les 12 degrés centigrades.

À plusieurs endroits où nous allons, nous devons enlever nos souliers pour entrer dans les maisons. Le sol est fait de sable de lave quand même très sec, mais on ne veut pas en avoir à l'intérieur, croyons-nous.


Note historique :


En Islande on ne retrouve pas d'aborigène (amérindien - autochtone) comme chez nous. autour de 900 après Jésus-Christ, l'Islande était très peu occupée ou peuplée et les vikings arrivèrent par bateau pour occuper l'ile. Sur place, il y avait déjà des celtes et aujourd'hui, nous retrouvons un amalgame de celtes et de vikings.


Dans l'esprit du guide du routard, nous aimerions vous dire < À chacun son chemin, à la condition qu’il soit sur un vélo, et oui>. C'est bon de laisser son confort, sa routine, vivre autre chose et par après, goûter son confort activement.


Groupe « Avec les Yeux du Cœur »
 
  
     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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